Une des destination incontournable en Colombie, c’est le Parque Tayrona. On a d’ailleurs l’impression que certains gringos sur la route des Caraïbes ne s’arrêtent qu’ici et peut-être à Cartagène… C’est le plus grand parc du pays de ce côté du canal de Panamá et il devrait servir d’exemple de préservation du littoral pour certains autres pays qui bétonnent sans hésiter (Tulum et la riviera maya mexicaine par exemple).
Taganga, la porte d’accès au parc, c’est l’archétype du petit port de pêcheurs tranquille, juste découvert par quelques gringos fumeurs de pétards. Le retour de la pêche, la messe et l’alcoolisme collectif du dimanche après-midi continuent de rythmer la vie des Tagangueros. Pour le reste, babas vendeurs de bracelets et musiciens de rue se disputent l’attention (et les pièpièces) des quelques touristes présents.
On se trouve un petit hôtel sympa et on se prépare pour 1h30 de lancha, direction El Parque Tayrona. Une des autres particularités du parc, c’est qu’il est voisin de celui de la Sierra Nevada de Santa Marta.
Nevada? Et oui, il y a de la neige en Colombie, qui plus est à 50 kilomètres des Caraïbes. La Sierra Nevada de Santa Marta passe de 0 à 5000 mètres sur une distance de 50 km. Si je calcule bien, en mode cyclisme, ça fait 10% de pente moyenne: dommage qu’il n’y ait pas de route…
Malheureusement, à part le très populaire trek vers la ciudad perdida, peu de sentiers de randonnée: la zone est peuplée d’indigènes qui n’aiment pas trop être dérangés.
Au programme: bateau – playa – bateau. Le plus simple pour arriver au parc, c’est la mer. 1h30 de barque en longeant la superbe et très sauvage côte du parc. La beauté des plages va crescendo au fur et à mesure qu’on s’approche, et l’arrivée dans une crique robinsonienne nous fait cligner de l’oeil: On comprend pourquoi le mec du bateau disait: “vous allez seulement pour un jour? pas plus?”
Petites plages, palmiers, mer bleu caraïbes et juste assez de touristes pour organiser une partie de foot… Le seul danger ici, c’est de se prendre une noix de coco sur le coin de la figure. Les indiens Tayrona, habitants de l’endroit, ont vraiment du goût pour la décoration.
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