Avant de quitter le continent, nous ne pouvons pas manquer un passage chez Andrés et sa famille. Nous passons notre dernier week-end en très bonne compagnie. Andrés, Alberto, Didi et Titi nous accueillent comme d’habitude les bras grands ouverts. On se sent comme à la maison.
La température est plus basse que la dernière fois, les arbres bourgeonnent et les pâturages sont secs. C’est la fin de l’hiver et les argentins attendent impatiemment l’été. Pour moi, c’est un temps idéal et nous en profitons pour nous balader un peu en compagnie de Mafalda et Justine, les chiens d’Alberto et Andrés que j’ai aussi beaucoup de plaisir à revoir.
On déguste nos dernières grillades argentines dans le jardin accompagnées de bonnes bouteilles de vin. Il m’est très agréable de pouvoir cette fois suivre les discussions. Je crois que Quentin apprécie aussi de ne plus m’entendre dire a tout moment: Mais qu’est-ce qu’ils disent?
On discute de notre voyage, des différences entre chaque pays que nous avons visité. On parle un peu de la situation politique et économique de l’Argentine. L’inflation continue toujours. Les prix des aliments peuvent augmenter en une journée. L’état de la province de Cordoba n’a plus d’argent et recommence à payer les gens avec des bons de reconnaissances de dette, comme à la grande époque de la crise de 2001. Les argentins sont un peu inquiets mais je trouve qu’ils se plaignent peu par rapport à la situation. Durant ce voyage, j’ai constaté que ces pays avaient l’habitude des instabilités économiques et politiques et qu’ils faisaient avec.
Les journées passent vite: Mardi soir, on prend notre dernier bus de nuit pour Buenos Aires.
3 derniers jours à Buenos Aires avec quelques musées, expositions, 2 ou 3 ballades dans ses quartiers et un peu de shopping. 3 soirs, 3 parrillas, merci au serveur qui nous a conseillé la demi portion nous évitant de nous retrouver face à une entrecôte de 900gr chacun! 600 gr, c’est déjà pas mal.
Vendredi soir: ouïe! On ne sait que dire. On se regarde un peu comme des cons! C’est fini, et oui… On a pas envie que cela s’arrête, en fait! On se remercie, on mange notre dernier filet de boeuf et on retourne à l’hôtel avec un sentiment très étrange!