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Bientôt de retour

Ombres chinoises

Un peu plus d’une semaine et nous serons de retour! Notre voyage se terminera le 14 septembre au moment où l’avion atterrira sur la piste de l’aéroport de Genève. Oups!

Nous avons passé plus de huit mois absolument merveilleux, magnifiques, incroyables, spectaculaires et enrichissants… Il n’y a pas suffisamment de mots pour résumer ce que nous avons vécu. Ce voyage si il était à refaire je n’en changerai absolument rien.

Cette expédition latino-américaine a été une belle aventure. Nous avons profité au maximum de chaque instant. Nous oublierons jamais toutes les rencontres que nous avons faites. Je remercie toutes ces personnes qui ont croisés notre route.

La nature nous a à chaque fois surpris par sa beauté et par sa grandeur. Les variétés naturelles de ce continent sont incroyables et resteront à jamais gravées dans nos mémoires.

Nous sommes très reconnaissant d’avoir pu faire un tel voyage sans embrouille. Et je remercie mon Quentin sans qui ce voyage ne se serait pas dérouler ainsi (ne se serait pas déroulé du tout d’ailleurs). Merci de m’avoir conduit sur ces chemins, guidée et accompagnée durant 8 mois.

Nous avons pris beaucoup de plaisir à publier notre blog. Nous sommes très reconnaissants envers toutes les personnes qui y ont participé en écrivant un commentaire. Merci aussi à toutes les personnes qui ont pensé à nous.

A TOUT BIENTOT, on se réjouit de vous revoir

Pour un bilan de ce voyage, il faudra attendre que nous décantions tout ça…

Machu Picchu et les 40 voleurs

Voyager au Pérou n’est pas toujours facile quand on ne fait pas partie d’un tour organisé et prémâché. Le plus difficile est d’éviter les nombreuses arnaques. On a déjà parlé des petits problèmes rencontrés à Cusco, mais voilà ce qui peut vous arriver si vous ne prenez pas garde:

  1. Quand on réserve notre trekking Choquequirao – Machu Picchu, tout est en ordre, on doit partir avec le boss de l’agence Cusqueñan Travel, Juan Salas. Les choses se gâtent un peu à 6h00 le jour du départ: sa copine Yeni nous annonce qu’il s’est fait mal au foot et qu’on part avec un autre guide, son frère Miguel. Pas de problème, on se dit… Sauf que Miguel n’a pas de diplôme de guide vu qu’il n’a pas fini ses études. ;-) . De plus, ce n’est pas le frère de Juan mais surtout, il ne connaît pas la route Choquequirao – Machu Picchu. Ca commence à faire beaucoup, et heureusement que le cuistot vient de la région et connaît bien le trajet et les gens du coin. Evidemment, il manque certaines choses comme le kit de premier secours et la tente pour cuisiner, rien de vital ceci-dit ;-) .
    Comme pour couronner le tout, ils nous ont mis dans le train de 14h pour partir de Machu Picchu, qu’on a dû quitter un peu précipitemment. On s’est donc dit qu’on allait passer les voir pour un petit discount. Mais, arrivés à l’adresse de l’agence à Cusco, surprise: le bureau est vide, plus de traces: partis sans laisser d’adresse nous disent les voisins. Autant vous dire que tout ça s’est terminé chez la police touristique, très sympa et plutôt efficace, d’ailleurs, mais qui nous a confirmé que ces problèmes sont actuellement en forte augmentation à Cusco.
  2. S’étant fait avoir une fois, en arrivant à Huaraz on se dit qu’on va passer par la Casa de Guias officielle pour éviter ce genre d’ennuis. On discute donc avec César Vargas, un des guides de montagne certifiés à propos de notre trekking dans la cordilière Huayhuash. Pour l’anecdote, cette association à été fondée par un Suisse et les premiers guides ont été formés en Suisse, avec l’aide du canton de Genève et de la Confédération notamment…
    César nous propose de partir avec un guide qui s’appelle Glicerio, et quand on paie l’accompte et qu’on s’étonne qu’il ne puisse pas nous montrer sa carte de guide, on appelle la casa de guias qui nous confirment que ce n’est pas un guide et qu’il n’a aucune relation avec la Casa de Guias. Pourtant, son tarif est le même et il nous a été fourni par cette même Casa de Guias… Le dénommé César Vargas a donc bien tenté de nous entourlouper, malgré son diplôme de guide.
    On a perdu un jour dans l’histoire pour trouver un vrai guide et ces petits voleurs de la casa de guias ont eu ensuite toutes les peines du monde à nous fournir un reçu pour le montant qu’on avait payé (on dirait qu’il ne veulent pas payer leurs impôts ;-) .
    Heureusement que la jeune génération de guides et aspirants est nettement plus honnête. Pour ceux qui passent par Huaraz, on vous conseille d’éviter à tout prix de passer par la Casa de Guias.

Ce ne sont que quelques exemples, mais on espère que nos expériences serviront au moins à éviter des problèmes similaire à d’autres voyageurs. On a aussi eu de la chance, car les choses peuvent se gâter très vite en montagne si on ne connaît pas les règles élementaires de sécurité.

50 posts

175 jours qu’on voyage. Et aujourd’hui je vois en écrivant sur le parc Manú que c’est le 50ème article qu’on publie. Je n’y croyais pas trop au début, mais on s’est bien pris au jeu et c’est pour nous un bon moyen de garder le contact avec nos familles et amis. Et en plus, il semble que l’adresse du blog se soit diffusée plus loin, alors merci aussi aux lecteurs inconnus.

C’est pas fini, il reste deux mois d’aventures et on vous prépare déjà quelques surprises, alors restez branchés.

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Le trekking en quelques mots

  • Altitude : évidemment une des principale difficultés. Je vous le certifie: l’oxygène manque sérieusement. En conséquence, les fréquences respiratoire et cardiaque augmentent passablement et surtout le sentiment de manquer d’air est par moment assez impressionnant. Pour ce qui est du mal de tête: après quelques jours d’acclimitation ça va. Lors des ascensions à pied, notre corps a un peu plus de temps pour s’adapter aux changements. Cela ne veut quand même pas dire que c’est gagné. En effet, pour le troisième col dans la cordillere Apolobamba, j’ai particulièrement souffert. C’était sûrement un tout: soleil, fatigue, chaleur, altitude mais pour y arriver, il a fallut: du temps, de la patience pour le guide et Quentin, plusieurs médicaments, quelques bonbons à base de coca et que je me frotte quelques plantes sur le frond.
  • Baños: nous sommes devenus maitres dans le creusement des petits trous ! Evidemment, au milieu de nulle part, les commodités sont assez limitées. Mais, c’est ce qui fait le charme aussi, non?
  • Repas: les guides cuisinent très bien: toujours une bonne soupe de légumes et un bon repas chaud. Le matin, petit déjeuner comme à l’hôtel. Ils ne lésinent pas sur la quantité.
  • L’Eau: les guides considèrent que l’eau est potable dans la montagne. Nous étions un peu sceptiques car à côté de chaque rivière ou lac vit un troupeau de vaches, de moutons, de lamas. Je ne crois pas que les excréments de bovins soient très recommandables. Nous mettions à chaque fois quelques gouttes de micropur dans l’eau et ils la laissent bien boullir. Par contre, ils lavaient la salade dans la rivière…
  • Castellano: le trekking est une bonne manière de discuter avec les gens du pays et de se rapprocher d’eux. Nous pouvons également améliorer notre espagnol. Les mots principaux entendus sont bien sûr : subir et bajar ! J’avoue que j’étais parfois un peu fatiguée de les entendre. Une autre phrase que j’ai bien compris est Soy acostumbrado! et toi pas! Les guides, les muleros et les mules ont une tolérance à l’altitude, au froid, à l’effort…. incroyable.
  • Guides: un physique du tonnerre, presque écoeurant parfois! Surtout quand le guide t’explique que lui monte quasi en deux fois moins de temps si il est tout seul! Ce sont des personnes très intéressantes, souvent discrètes mais une fois la timidité mise de côté, ils ont vraiment beaucoup à nous apporter. De plus, ils sont plus que très utiles pour nous montrer le chemin car les cartes n’existent pas toujours et il n’y a aucun marquage.
  • Equipement: autant dire que nous avions un peu honte car nous avons du matériel bien plus sofistiqués qu’eux. Les guides étaient assez impressionnés par notre tente. Heureusement qu’ils n’ont pas vu nos sacs de couchage. Leur tente ne tient pas du tout le froid et Lino en plus d’avoir des trous dans sa tente n’avait rien pour se couvrir. Ensuite, il y a les chaussures. Lino marchait en sandales. Il dit ne pas supporter d’avoir les pieds enfermés et ne pas avoir mal. Mais bon lors de nos arrêts il les retirait quand même! Bon à la vitesse où il descend les chemins de pierre moi j’aurai pas que les pieds gonflés.
  • Paysages: juste indescriptibles! C’est vraiment magique de marcher dans ces montagnes, de se retrouver si loin de tout … Parfois, je me demandais quand même ce que je faisais là mais ce sentiment est vite effacé par le spectacle offert.
  • Nausée: un des symptome de la Soroche qui veut dire en général : là tu resdescends! Lorsque nous marchons en altitude, le rythme est bien sûr très lent… En ce qui me concerne, je ne peux pas aller plus vite. Quentin essayeait par moment d’aller un peu plus vite mais ressentait tout de suite un certain mal être avec maux de tête et vomissement. Je n’ai pas essayé; c’est comme si mon corps me l’interdisait!
  • Froid: dès que le soleil se couche, la température descend de manière impressionnante nous obligeant de rejoindre la tente rapidement après avoir pris le souper. Du coup, au lit vers 19h30, la nuit peut être longue, surtout quand il fait froid. Se laver les dents n’est pas du tout une partie de plaisir car je vous laisse imaginer la température de l’eau. Et quand il faut sortir de la tente pour aller faire ses petits besoins (le froid est un excellent stimulateur), un vrai cauchemard, surtout quand tu venais juste enfin de réussir à te réchauffer. Le plus impressionnant ce sont les guides qui n’ont pas si froid. Lors de mes tentative de vaisselle, j’ai cru y laisser mes mains. Les enfants aussi sont bien plus résistants. Un soir, la fille de Lino nous a rejoint pour souper vêtue d’une jupe, un pull et de sandales sans chaussettes. Je grelotais à côte d’elle alors que je portais tout ce que j’ai de plus chaud.
  • Mules: un grand merci … Elles aussi ont une force incroyable et une résistance du tonnerre. Elles marchent plus vite que nous et sont capable de prendre des chemins sur lesquels, j’avais l’impression qu’elles allaient se tordrent les chevilles. Les muletiers en prennent soin et je leur apportais les pelures de nos légumes.
  • Trekking en lui-même: pas toujours facile mais on aime beaucoup et on en redemande. C’est une excellente façon d’apprécier le paysage, de découvrir du pays! Ce sont des moments qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires.

Bilan à mi-parcours

D’après les calculs de mon papa, le 11 mai, nous étions à la moitié de notre aventure à travers le continent sud-américain. De quoi faire un petit bilan sur ce fabuleux voyage remplis de découvertes de toutes sortes.

Tout d’abord, on aimerait remercier toutes les personnes qui nous soutiennent de près ou de loin à travers leurs messages ou leurs commentaires. Cela nous fait toujours très plaisir d’avoir des nouvelles de nos amis, de notre famille….

Nous sommes donc partis au mois de janvier avec un projet plus ou moins délimité. Les préparatifs nous ont pris pas mal d’énergie et le but de ce voyage était tout sauf de se limiter avec des dates précises ou des lieux précis. Nous avons le temps et simplement un vol aller et un vol retour avec au programme au moins une grillade à l’arrivée et une au départ à Buenos Aires.

Notre choix s’avère plus que fructueux car nous avons pris le temps de nous arrêter où nous avions envie et tout se passe à merveille. Notre voyage est réellement riche en découverte en tout genre. La première bonne surprise fut ces pingouins…. et ensuite Bariloche avec son petit air de station de ski suisse… sans oublier les argentins si chaleureux si accueillants et toujours le mot pour rire.

Ensuite, une autre belle découverte avec deux mois dans les contrées de la Patagonie: Un vrai régal tous ces paysages simplement magnifiques.

Puis les couleurs des formations géologiques du nord ouest argentin avant celles du salar de Uyuni bolivien resteront également gravées dans nos mémoires.

Ensuite, la Bolivie fut une belle découverte autant pour son environnement que pour sa culture. C’est un pays tellement différent qui n’est pas sans susciter quelques remises en questions chez les gringos que nous sommes. L’occasion également de tester un peu notre résistance à l’altitude et du coup de visiter des endroits plus que reculés.

Nous profitons un maximum de tout ce que ce voyage peut nous apporter. Nous avons maintenant bien pris l’habitude de porter notre maison, de ne pas toujours pouvoir être fraîchement rasé ou épilée. Pour ce qui est de la limite de notre garde robe, cela a pris un peu de temps mais aujourd’hui on s’y est fait. Les petits conforts ont pu être facilement mis de côté vu les richesses reçues en échange durant ce voyage…

En résumé, tout va bien et nous sommes prêts pour encore un peu plus de trois mois de découverte !

Info Météo

Nous voilà parti depuis plus d’un mois…. Nous parcourons la Patagonie et certains doivent se demander s´il neige, s´il pleut, si on se les pèle ! C’est ce qui était prévu (sac de couchage hiver, tente de camping pour condition de neige, habits chauds, bonnets, polaires… avec comme résultat un sac à dos énorme) et en fait c’est la crème solaire indice 50 et nos lunettes de soleil qui nous sont les plus utiles.

Cela s’appelle “La Niña“, à nos pas confondre avec son grand frère ” El Niño“, du soleil tous les jours, pas de pluie depuis des semaines. Ceci n’est pas du tout habituel mais je dois dire que cela nous arrange bien. Nous avons pu faire, par exemple, le tour du Fitz Roy en l’admirant tous les jours. Ce qui n’est de loin pas le cas de tout le monde.

A El Chalten, nous avions en moyenne 25 degrés alors qu’habituellement il fait entre 5 et 10 avec comme maximum 15. Il devrait aussi pleuvoir très souvent.

Nous avons vraiment de la chance. Les gens ici sont assis sur les bancs en répétant : ¡Mucho Calor! genre nous en Suisse durant l’été 2003.

On espère que cela continue … Désolée pour le réchauffement climatique !

Les premières photos sont là…

Cliquez sur le lien Galeries en haut de la page pour voir nos premières photos…

Si les photos ne s’affichent pas en grande taille, essayez de les visualiser avec Firefox, il semble qu’il y ait un problème avec Internet Explorer (pas étonnant…).

J’essaierai de corriger ça quand on aura une semaine d’attente entre deux bus ;-)

J-1

Voilà.

Ici pas de décompte gnan-gnan, pas de palabres, juste du cash:

J-1: meeeeeerde!

Le tour de la famille: c’est fait, le sac: c’est fait, les quatorze mille deux cent trente trois bricoles administratives: c’est fait.

Oublier quelquechose: c’est aussi fait, mais on verra ça sur place ;-) )).

On dirait bien qu’on arrive à la fin du début de la concrétisation de nos projets pour 2oo8 (bonne année à tous, à propos!), même si ça ne s’est pas fait sans peine: je pense pouvoir dire que ni Sylvie, ni moi, ne nous attendions à ce que ce soit si compliqué à démarrer.

Mais bon, maintenant c’est fait, 35° de plus nous attendent et sauf météorite de dernière minute, on devrait se manger une parillada en buvant une quilmes ou un verre de Côt (celui qui trouve ce que c’est avant de cliquer sur le lien gagne un trivial pursuit édition pinards) dans les plus brefs délais…

A bientôt, et encore merci à tous celles et ceux qui ont rendu tout ça possible par leurs innombrables conseils et coups de mains.