Monthly Archive for April, 2008

Les photos du Salar

Isla Inkahuasi

Les photos du Salar d’Uyuni sont arrivées…

Cliquez sur la photo pour accéder à l’album.

Notez bien qu’il n’y a aucun trucage de couleur ou autre ;-)

Sucre: la ville blanche

Après les fortes émotions de Potosí, deux heures de taxi collectifRuelle conduit par fangio junior et nous voici à Sucre, capitale de la Bolivie. Et non, ce n’est pas la Paz la capitale du pays, c’est uniquement le siège du gouvernement… N’importe quel habitant de Sucre sera prompt à vous le rappeler. Par contre, le nom de la ville n’a rien à voir avec le sucre, qui se dit azúcar en espagnol.

Les riches habitants de Potosí descendent depuis plusieurs siècles à Sucre, car le climat y est bien plus agréable, malgré l’altitude encore elevée (2780m). Du coup, Sucre est un des plus grands ensembles de bâtiments de style colonial baroque existant au monde. L’UNESCO a d’ailleurs classé la ville, tout comme sa voisine Potosí. La tradition veut que tous les édifices soient peints en blanc, ce qui donne un très bon effet à l’ensemble, mais force le touriste au port de la lunette de soleil…

La ville possède aussi le plus grand ensemble de traces de dinosaures du monde: 1.5 km de large et les traces de 300 spécimens. Le parc est superbement aménagé et n’a rien à envier aux musées européens. D’ailleurs, dans l’ensemble, Sucre fait presque oublier qu’on est en Bolivie et montre bien la présence de fonds importants pour tout ce qui touche à la culture: Le musée des textiles indigènes, par exemple, relate le déroulement d’un projet qui a permi d’éviter la disparition pure et simple du tissage traditionnel dans deux ethnies de la province: les Tarabuco et les Jallqa. Pour les interessés: Textiles Tarabuco et Jallqa

Ce sont les Tarabuco que nous sommes allés visiter dans leTarabuco: le marché village du même nom pour notre premier marché traditionnel. L’occasion d’acheter quelques textiles et de s’étonner devant les campesinos venant en mule vendre leurs quelques salades, fruits ou légumes dans le plus grand marché de la région.

Potosí

4060 mètres d’altitude, au milieu des montagnes de l’Altiplano,Potosí et le cerro rico 100’000 habitants, de jolies maisons coloniales, patrimoine de l’Unesco, la ville la plus importante du monde à l’époque coloniale…. Jusque là sympa et plutôt accueillant.

Une autre réalité reste pourtant à découvrir lorsque tu t’arrêtes dans cette ville quelques jours.

Potosí fut aux XVIe et XVIIe siècles la ville la plus peuplée au monde. Elle est construite à côté du Cerro Rico, montagne qui a été exploitée durant plus de soixante ans pour les Espagnols. Tout l’argent sorti des mines a permis de subventionner la couronne d’Espagne. Des millions d’indiens sont, évidemment, morts pour assouvrir les besoins en argent – au sens littéral comme au figuré – des européens. Aujourd’hui, beaucoup de la richesse occidentale provient de ce fameux Cerro Rico. La montagne a d’ailleurs perdu environ 500 mètres d’altitude au passage.

Bouche de mine, époque colonialeAujourd’hui les mines sont toujours exploitées bien qu’il n’y ait plus beaucoup d’argent. Il y reste cependant bien d’autres minéraux intéressants. Malheureusement, les conditions de travail n’ont pas beaucoup évolué. Le Cerro Rico compte 700 bouches de mines, dans lesquelles s’engouffrent environ 15’000 mineurs.

Nous avons pu visiter un mine avec un guide et en apportant des cadeaux pour les mineurs (cigarettes, feuilles de coca,boissons, de la dynamite et des détonateurs) et évidemment des offrandes pour le Tio (le Dieu de la mine) . Une expérience inimaginable et effrayante….

En effet, tout d’abord, il n’y a aucune sécurité; les tunnels sont très étroits, les plafonds sont etayés par quelques pauvres poutres en bois en train de se rompre, pas de lumière, de la poussière partout, un terrain glissant avec parfois des rails pour pousser les chariots de minerai. Les mineurs descendent à plus de soixante mètres sans échelle. Ils remontent les minéraux avec un treuil manuel car l’électricité coûte trop cher. Ils font les trous pour les bâtons de dynamite à la force de leurs bras. Dans la mine que nous avons visitée, il n’existe aucune machine. Nous avons croisé et entendu quelques mineurs. Tous semblaient vraiment fatigués et présentaient un regard lourd de tristesse. Je ne pensais pas qu’aujourd’hui, des gens pouvaient encore travailler dans de telles conditions que j’ai beaucoup de peine à décrire. En tout cas, c’est bien pire que dans Germinal. Durant notre visite, nous avons rencontré deux enfants de douze ans. C’est assez impensable qu’un enfant doivent se rendre dans une mine et travailler si dur avec des risques sanitaires énormes. En plus, les mineurs ont un salaire de misère: entre 2 et 10 dollars par jour.

Cette visite nous a montré une réalité bolivienne pas facile à regarder en face. Ce pays a beaucoup de richesses primaires, mais il a été énormément exploité et le reste encore malheureusement aujourd’hui, loin du regard des habitants de nos pays développés grâce à ces mêmes richesses.

Point bo

.bo: c’est le domaine internet de la Bolivie. Bon, il y a pas mal de chances que vous ne le sachiez pas, vu que c’est un pays assez peu développé. Dans l’indice mondial du développement, la Bolivie est 117ème sur 155, 10 places devant l’Inde.

Un nouveau pays, c’est aussi une frontière avec ses douaniers et sa photo du président au mur (Evo Morales, premier président indigène du continent). Ensuite, c’est une nouvelle monnaie, avec un taux de change à mentaliser (1/7.5, ça va pas être drôle), des nouvelles coutumes et des nouvelles arnaques.

Je dois aussi changer de marque (de bière bien sûr…): ici c’est la paçeña ou la Potosina, fini la Quilmes des argentins…

Pour finir, quelques surprises: Pas de chauffage dans les hotels, même à Potosi, à 4000m d’altitude: on apprécie enfin notre sac de couchage hiver.  Ou encore les boliviennes en jupes et chapeaux melons et les lamas dans les pâturages, les oreilles garnies de laine colorée...

Salar de Uyuni

Pour rejoindre la Bolivie, il n’y a pas quinze mille solutions et surtout il y a le plus grand salar du monde dans le coin. Nous prenons l’option de nous adresser à une agence pour rejoindre Uyuni en Bolivie afin de traverser les montagnes en 4×4 pour apprécier au mieux les paysages.

Un bus emmène dix-huits touristes de différents nationalités (dont nous) à la frontière bolivienne se trouvant à 4500 mètres. Et oui, nous ne faisons plus trop les malins. Une fois la douane passée, trois jeep nous attendent pour nous emmener en trois jours à Uyuni.

Il n’y pas vraiment de route; du coup cela secoue passablement… Mais cela n’a pas vraiment été le problème principal… Pour notre voyage, nous avons reçu une couteau suisse qui possède un altimètre. Du coup, nous avons été très surpris de constater qu’en peu de temps, nous nous sommes retrouvés à la même altitude de celle du Mont Blanc. Nous avons roulé plusieurs heures en admirant les paysages. Les lagunes ont des couleurs extraordinaires dues aux minéraux à l’altitude. Les flamants roses sont magnifiques… Cela devient difficile à décrire sans être répétitif et lassant. Du coup, nous vous laissons admirer les photos.

Nous avons passer la première nuit dans un refuge à 4300 mètres. Autant dire que nous n’avons pas vraiment dormi et qu’il faisait pas très chaud. Le matin, personne ne faisait trop le malin. Selon les chauffeurs, tant que tu ne vomis pas, il faut pas s’inquiéter. J’étais plus ou moins rassurée surtout que j’avais la nausée. Mais bon, on devait normalement redescendre assez vite. Nous avons repris la route et sommes quand mêmes remontés jusqu’à 4800 mètres. J’ai cru que ma tête allait exploser mais avec l’aide d’un bon cocktail d’antalgique, j’ai survécu.

Nous avons ensuite roulé en traversant différents paysages de l’Altiplano, jusqu’au Salar de Uyuni.

Le Salar de Uyuni: 12’000 km2 de cristaux de sel, parfaitement plat et parfaitement blanc. Assez déroutant quand on est au milieu: c’est difficile de gérer le manque de perspective. On peut rouler 20 minutes à fond, sans avoir l’impression d’avancer, sauf quand on arrive vers le milieu: on a beau se frotter les yeux, il y a bien une île, recouverte de cactus…

Au final, on comprend mieux que Uyuni est dans le top 5 des destinations en Amérique Latine.

San Pedro de Atacama

Dernier petit passage par le Chili avant de passer la frontière pour la Bolivie….

San Pedro de Atacama est un village construit au milieu du désert qui est à nouveau à ne pas rater. Les paysages aux alentours sont magnifiques; des volcans à perte de vue, des formations géologiques assez déroutantes, des geysers, des dunes de sables, des canyons… Nous avions parfois l’impression d’être sur la lune ou au milieu d’un tableau. Les sensations étaient vraiment magiques.

Un matin, départ à quatre heures pour aller voir des geysers qui se situent a 4300 mètres d’altitude. Autant dire qu’il ne faisait pas très chaud et que l’oxygène manquait un tout petit peu (pour monter quelques dizaines de mètres, nous avions l’impression de courir un 100 mètres). Le spectacle était à nouveau époustoufflant avec des geysers en activité soufflant à plus de dix mètres de haut.

Vu la région désertique des alentours de San Pedro de Atacama et le manque de pluie, ilLa lune existe de nombreux observatoires astronomiques dans le nord du Chili. Il y a donc évidemment aussi la possbilité pour les touristes d’appréhender un peu le monde des étoiles. Nous avons ainsi profité d’une belle soirée avec un ancien astronome et ses quelques téléscopes pour découvrir cette science.

Sur la route des Incas

On monte, on monte…. Du coup, nous allons à la découverte de l’histoire des Incas: ancêtres indiens d’une bonne partie de l’Amérique du Sud. Ils ont malheureusement été massacrés par les colons espagnols mais ils ont eu le temps de nous laisser passablement de souvenirs intéressants.

Nous commencons par la visite du musée archéologique de Salta exposant, entre autre, l’histoire d’une expédition, datant de 1999, durant laquelle trois momies Incas ont été retrouvées. Tout au long de la visite nous apprennons de nombreuses choses intéressantes sur la vie des Incas. Cela nous donne un petit apercu sur ce qui nous attend lors nos prochaines visites en Bolivie et au Pérou.

Etant donné que mon espagnol n’est toujours pas au top, j’avance un peu plus vite que Quentin. Ce n’est pas nouveau d’ailleurs ! Je rejoins ainsi la dernière salle et je m’arrête sur un panneau qui parle de cryogénisation. Je me demande un peu ce que cela fait là. Je continue et comprend assez vite. Quelques pas suivant, et surtout en ayant contourné un panneau d’avertissement en espagnol, je me retrouve nez à nez face la momie. Je fus assez surprise, car l’état de conservation est intact … cryogénisation… du coup je comprends mieux…. Incroyable, j’avais l’impression qu’elle dormait dans la vitrine.

Cette momie est une enfant qui a été sacrifiée et enterrée à 6700 mètres d’altitude sur le volcan Llullaillaco. Le manque d’oxygène et la température très basse ont permis de la conserver intacte pendant près de 500 ans.

Pour une première approche du monde Inca, on commence assez fort… Nous verrons pour la suite mais je crois qu’ils n’ont pas fini de nous impressionner…

Plus d’infos sur les momies

Le Nord-ouest andin II: Purmamarca, Humahuaca et Iruya

Après une courte réflexion, nous avons fini par rebrousser chemin devant les éléments déchaînés. On s’est dirigés directement vers l’objectif suivant: le village de Purmamarca, au Nord de Jujuy, direction la Bolivie…

Au passage, on a pris la route de la corniche qui monte de Salta à Jujuy en traversant la forêt de Yungas (Jungle sub-tropicale). Au moins, celle là est goudronnée même si au final ça ne change pas grand chose, vu la largeur (3 mètres) et la quantité de virages du tronçon… Comme d’habitude, les bovins et autres bestioles se font un malin plaisir de se cacher au milieu de la route, juste derrière lesdits virages…

Après Jujuy, la route suit la Quebrada de Humahuaca, une vallée profonde entourée de montagnes multicolores et couvertes de cactus. Le site est évidemment dans la liste UNESCO du patrimoine de l’humanité et ça a certainement empêché beaucoup de constructions abominables dans le coin ;-)

Purmamarca

Purmamarca est située au pied du col qui conduit vers le Chili et San Pedro de Atacama et concentre en quelques hectare tout ce qui fait le Nord-ouest andin argentin: village typique, église en terre, montagnes multicolores, cactus et vendeurs de ponchos en laine de lama…

La montagne sur laquelle s’appuie le village s’appelle le Cerro de siete colores et est dans le top ten des posters de l’office du tourisme argentin, non sans raison. Les différentes compositions de la terre et des pierres donnent ces couleurs surréalistes: Fer pour le rouge, cuivre pour le vert, etc…

Le lendemain, on s’est décidés à profiter de la route, pour une fois bitumée, pourSalinas grandes grimper vers le Chili et aller voir la Saline de Salinas Grandes. Quand je dis grimper, c’est qu’effectivement le col est à plus de 4000 mètres d’altitude. On ne ressent pas vraiment de difficulté pour respirer, mais on a quand même le souffle coupé par l’immense étendue blanche sous un ciel bleu ultra pur (merci l’altitude).

Pour finir la journée on est redescendus dans la vallée et on s’est dirigés vers le prochain pueblito: Humahuaca.

Iruya

A Humahuaca, on va prendre le bus. Bizarre, direz-vous, ont-ils cassé leur Gol fraîchement louée? Non, c’est simplement que la route est encore pire que d’habitude et qu’on préfère laisser quelqu’un qui la fait tous les jours nous conduire…

3 heures de parcours pour 70 kilomètres, on a appris à se méfier quand on rencontre ce genre de statistiques (évidemment la carte routière n’en dit rien).  Effectivement, la route pour Iruya est un chemin de terre qui monte à plus de 4000 mètres, descend en zigzaguant dans plusieurs canyons et serpente même quelques kilomètres dans le lit d’une rivière.

Au bout du chemin, c’est comme sur l’affiche de l’office du tourisme: la petite église accrochée à la falaise et un des villages les plus perdus et pittoresques du pays.  Le prochain supermarché à plus de 4 heures de route: le rêve de José Bové!

Après une semaine cahotante, on a quand même réussi à rendre la voiture sans la moindre rayure. On se rend aussi un peu mieux compte de la chance et du confort d’avoir un chauffeur qui conduit pour nous, tant les routes andines demandent une concentration permanente…

Le nord-ouest andin I: Cafayate et Cachi

Aujourd’hui, on change de mode de transport: une VW Gol (made in brasiouuuu!) presque neuve, louée chez Europcar. La conduite argentine se situe entre Palerme, Naples et Marrakech au niveau du code de la route. D’ailleurs, pour l’anecdote, un conducteur argentin sur deux n’a jamais lu ledit code de la route. En principe, la règle de base c’est: priorité à celui qui ne pourra pas freiner ;-)

Ensuite, il y a les routes: pas d’autoroutes multipistes, et beaucoup de chemins non goudronnés. Et toujours se renseigner pour savoir si la route n’est pas partie avec le dernier orage (surtout dans le Nord où l’été c’est la saison des pluies).

On a donc prévu un circuit en conséquence: La quebrada de Cafayate, quelques caves à Cafayate et remonter vers le Nord via les villages de Cachi et San Antonio de los Cobres. Pour finir: la Quebrada de Humahuaca et les montagnes multicolores de l’extrême Nord du pays.

Cafayate

La route de Cafayate est une des plus célèbre d’Argentine car elle traverse un canyon rempli de formations rocheuses bizarres: fissures, obélisques et châteaux de terre multicolore parsèment les 100km de la quebrada.

Arrivé au bout: pas de répit, la petite ville de Cafayate est aussi célèbre pour ses vins,Cafayate notamment le Torrontés (blanc très fruité, style petite arvine en moins doux). Donc on a mis en place une opération bodegas pour le lendemain… On était restés déçus à Mendoza par l’aspect commercial de toutes les visites, mais ici, c’est la campagne, et on sait recevoir: visite et dégustation vont de pair… Avec au passage quelques découvertes comme la bodega Nanni, qui fait 4 vins bios d’excellente qualité: Cabernet, Malbec, Tannat et Torrontés, tous excellent mais malheureusement pas exportés en Europe. Et dire que tout ça pousse à 1700m d’altitude…

La route de CachiLe lendemain, au programme: 150 km de ripio con muchas calaminas d’après l’office du tourisme. Les calaminas sont les petites vaguelettes formées par le sable et qui démontent la voiture boulon par boulon si on les passe à plus de 30 km/h…

Comme prévu, on a mis environ 5 heures pour le trajet, mais vu les paysages, ça n’a paru long que pour les amortisseurs de la Gol. Un pause midi à Molinos, village perdu au milieu de nulle part, couronné de son église en terre du 17ème siècle et on repart vers Cachi…

Cachi

Cachi est préservé des hordes de touristes par ses deux routes d’accès en très mauvais état. Sinon, vu le côté pittoresque du lieu, le village serait envahi par les tours organisés et les macdos. Bon, peut-être quand même pas les macdos…

Pour le moment, seuls quelques routards incrédules prennent un café sur la place et s’interroge sur la hauteur des trottoirs (au moins 50-70 centimètres)…

Après avoir trouvé la réponse – quand il pleut, il pleut beaucoup et ça évite les inondationsParque Nacional Los Cardones – on est repartis vers la vallée, dans le but de remonter par la route vers San Antonio de los Cobres. Pour ça, il faut d’abord passer au travers du parc national Los Cardones, créé pour sauvegarder les cactus géants (les cardones). Ça semble marcher plutôt bien, vu les millions de cactus qui parsèment le parc. Peu après, changement de décor, la brume s’installe et l’herbe devient verte: normal, on doit grimper à 3400m pour mieux redescendre la Cuesta del Obispo, direction Salta.

Le paysage magnifique du col est l’exact antithèse de la route: un simple chemin de terre, raviné par la pluie et un brin glissant, vu l’humidité. Et quand on croit qu’on est tiré d’affaire, de retour sur le bitume on doit traverser une rivière façon Camel Trophy sans être sûrs que la Gol (et notre franchise avec) ne se fasse emporter par l’eau boueuse.

Arrivés en bas, on cherche un peu la route vers San Antonio de los cobres, qui suit le parcours du Tren a las Nubes. Le train est au repos actuellement, car la voie a été emportée par les intempéries du printemps. Après quelques mètres et presque autant de torrents à traverser, on se rend compte que ce sera pire que le tronçon précédent et on se demande si on ne devrait pas abandonner…

La suite au prochain épisode.

Salta la Linda

Après les fêtes de Pâques, on a repris nos perigrinations, direction: plein Nord, Salta et Jujuy à la frontière bolivienne.

Une nuit de bus, trois barrages d’agriculteurs grévistes et quelques centaines de kilomètres plus tard, on arrive dans la capitale du Nord argentin: Salta. La différence se sent immédiatement: Plus d’habitants ont le type indien – cheveux noirs et teint mat – et l’ambiance générale change.La ville

Salta est une ville assez agréable, entourée de montagnes, avec de jolis parcs et un centre historique très bien conservé. Il y a même une télécabine pour aller se balader sur le Cerro San Bernardo.

Pour parcourir librement le Nord-ouest argentin, mal desservi par les transports publics, on a décidé de louer une voiture pour une semaine, malgré les conducteurs argentins loco locos…