Après une courte réflexion, nous avons fini par rebrousser chemin devant les éléments déchaînés. On s’est dirigés directement vers l’objectif suivant: le village de Purmamarca, au Nord de Jujuy, direction la Bolivie…
Au passage, on a pris la route de la corniche qui monte de Salta à Jujuy en traversant la forêt de Yungas (Jungle sub-tropicale). Au moins, celle là est goudronnée même si au final ça ne change pas grand chose, vu la largeur (3 mètres) et la quantité de virages du tronçon… Comme d’habitude, les bovins et autres bestioles se font un malin plaisir de se cacher au milieu de la route, juste derrière lesdits virages…
Après Jujuy, la route suit la Quebrada de Humahuaca, une vallée profonde entourée de montagnes multicolores et couvertes de cactus. Le site est évidemment dans la liste UNESCO du patrimoine de l’humanité et ça a certainement empêché beaucoup de constructions abominables dans le coin
Purmamarca
Purmamarca est située au pied du col qui conduit vers le Chili et San Pedro de Atacama et concentre en quelques hectare tout ce qui fait le Nord-ouest andin argentin: village typique, église en terre, montagnes multicolores, cactus et vendeurs de ponchos en laine de lama…
La montagne sur laquelle s’appuie le village s’appelle le Cerro de siete colores et est dans le top ten des posters de l’office du tourisme argentin, non sans raison. Les différentes compositions de la terre et des pierres donnent ces couleurs surréalistes: Fer pour le rouge, cuivre pour le vert, etc…
Le lendemain, on s’est décidés à profiter de la route, pour une fois bitumée, pour grimper vers le Chili et aller voir la Saline de Salinas Grandes. Quand je dis grimper, c’est qu’effectivement le col est à plus de 4000 mètres d’altitude. On ne ressent pas vraiment de difficulté pour respirer, mais on a quand même le souffle coupé par l’immense étendue blanche sous un ciel bleu ultra pur (merci l’altitude).
Pour finir la journée on est redescendus dans la vallée et on s’est dirigés vers le prochain pueblito: Humahuaca.
Iruya
A Humahuaca, on va prendre le bus. Bizarre, direz-vous, ont-ils cassé leur Gol fraîchement louée? Non, c’est simplement que la route est encore pire que d’habitude et qu’on préfère laisser quelqu’un qui la fait tous les jours nous conduire…
3 heures de parcours pour 70 kilomètres, on a appris à se méfier quand on rencontre ce genre de statistiques (évidemment la carte routière n’en dit rien). Effectivement, la route pour Iruya est un chemin de terre qui monte à plus de 4000 mètres, descend en zigzaguant dans plusieurs canyons et serpente même quelques kilomètres dans le lit d’une rivière.
Au bout du chemin, c’est comme sur l’affiche de l’office du tourisme: la petite église accrochée à la falaise et un des villages les plus perdus et pittoresques du pays. Le prochain supermarché à plus de 4 heures de route: le rêve de José Bové!
Après une semaine cahotante, on a quand même réussi à rendre la voiture sans la moindre rayure. On se rend aussi un peu mieux compte de la chance et du confort d’avoir un chauffeur qui conduit pour nous, tant les routes andines demandent une concentration permanente…
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