Quand on pense à la Colombie, on sent une petite odeur de café.
Ce pays en est le troisième producteur mondial, mais le premier en terme de qualité. Des millions de caféiers poussent autour de Manizales et Pereira. De magnifiques maisons colorées nommées Fincas s’ajoutent aux charmes de ses étendues vertes. Il est impossible de donner un nombre d’hectares de plantations mais à l’oeil, c’est immense. Les récoltes ont lieu deux fois par année et se font à la main. La main d’oeuvre par exploitation varie entre huit-cent et mille personnes. La récolte d’une plante apporte 1kg de café (une plante au mètre carré). Les grains sont ensuite lavés, séchés puis emportés dans de petites usines qui vont les trier. Le tri s’effectue selon la taille et le poids. Chaque sac de 70 kg est ensuite dégusté. Le café colombien tient à sa réputation de meilleur café du monde. Avant d’etre chargé sur les bateaux pour l’exportation, les sacs sont à nouveaux testés. La meilleur sélection part pour l’Europe et le Japon, le deuxième choix pour les Etats-Unis et les restes pour les Colombiens!
Nous avons eu la chance de pouvoir visiter deux Fincas et ainsi pouvoir apprécier de plus près la culture du café. Une dégustation de café s’impose: j’ai fait l’effort mais je n’ai pas croché bien que cela soit le meilleur café du monde. La région est candidate pour être patrimoine culturel de l’UNESCO. Il y a de quoi car non seulement la région est magnifique et de plus son exploitation a beaucoup de charme.
Manizales se trouve a 2000 mètres d’altitude proche d’un des plus haut volcan de la Colombie: Nevado del Ruiz, 5321 mètres. Cette fois, pas de trekking prévu dans la région mais nous profitons d’une journée pour tenter d’aller voir cette montagne de plus prêt et surtout découvrir la réserve du même nom.
On prend l’option de partir avec un groupe de colombiens et un guide. Résultat: on a quasi rien vu si ce n’est la neige en Colombie et ce dès 4000 mètres. Evénement très rare selon les locaux! Depuis deux mois, nous entendons souvent: El tiempo esta loco ! Les changements climatiques sont très importants dans ces régions. Nous ne comptons plus le nombre de glissements de terrains que nous avons rencontrés ou les routes détruites!
Le bus n’étant pas équipé pour la neige prend l’option (enfin, c’est plus vraiment une option), et je l’en remercie, de ne pas monter plus haut. Nous nous arrêtons à mi-parcours pour faire une bataille de boules de neige. Les colombiens sont enchantés et nous, on s’amuse bien comme tout le monde. L’après-midi se termine dans des bains thermaux.