Monthly Archive for May, 2008

Pelechuco – Charazani: Trekking dans la cordillera Apolobamba

Un de nos buts principaux de notre visite de la Bolivie était de faire un peu de randonnée, vu les nombreuses possibilités offertes par ce pays de montagnes. Le plus dur est d’abord de choisir: Descendre vers la jungle des Yungas, faire le tour de l’Illampu ou du Condoriri. On a pris une option plus audacieuse mais plus typique: la cordilière Apolobamba, à la frontière péruvienne.

Pour la carte, voyez sur le site de Alain Mesili, un alpiniste qui a fait pas mal de premières dans la région.

Le lieu est difficile d’accès (12h de la Paz sur une route pour Jeep uniquement) mais en est plus authentique. Pour éviter le plantage de bus et autres problèmes on a booké avec une agence, ce qui a un peu augmenté le montant de la facture (900 $ pour 6 jours) principalement à cause de la jeep (250$).

Avant même de commencer à marcher, on pouvait se faire un idée de ce qui nous attendait: la route, avec un col à 5000m et des étangs à traverser, le parc Ulla Ulla et ses millions de Lamas, vicuñas et alpacas et les contrôles militaires tous les 50 kms avant la descente vertigineuse vers Pelechuco.

Pelechuco

Après un voyage sans encombre, certainement grâce aux bénédictions du chauffeur aux passages de cols (un peu d’alcool à 96% versé sur les roues de la jeep et sur le sol pour la Pachamama), on se retrouve à Pelechuco, sur la route des Yungas et de la jungle amazonienne. Là, premiers doutes émis par le muletier: vous voulez vraiment faire tout ça en 4 jours? On commence un peu à se méfier du plan prévu par l’agence, mais le guide change un peu le programme pour nous éviter trop de fatigue.

Jour 1: Pelechuco – Rio Illo Illo

    • Kms: 18 env.
    • Cols: Piedra (4900m)
    • Condors: 3

Jour 1: Bye bye PelechucoLe premier jour de marche part assez fort: on monte de 3700m jusqu’au col de Piedra à 4900m (plus haut que le Mont-Blanc). Heureusement, le début du parcours suit la route d’une mine d’or et est donc assez confortable. On part bien avant le muletier, qui doit aller chercher les bêtes au pâturage (à 2h de marche!). Il nous rejoindra au camp en fin de journée. Le mot d’ordre de la journée est donc: ça monte!

Pendant la montée quelques condors passent en dessus de nous en planant, comme pour nous narguer. Vu qu’on est encore frais, on parvient (en soufflant un peu à la Gainsbourg quand même) en haut du col sans encombre. Une petite offrande à la Pachamama et le guide nous indique le prochain col: regarde, c’est tout là-bas au fond, oui, où il y a la neige!!! Merci pour la motivation…

Ensuite, on se laisse dévaler dans un peu de neige, mais sur un chemin préhispanique d’une qualité impressionante vu l’altitude, jusqu’à une plaine où broutent quelques alpacas, 400m plus bas. Une heure plus tard, on se pose au campement (en dessus du village de Illo Illo) et on attend , un brin anxieux, les mules qui portent notre tente et notre nourriture.

La première constatation, c’est qu’il ne fait pas chaud par ici. Assez normal, vu qu’on est à plus de 4000m et que c’est l’hiver qui commence. On va enfin tester nos sacs de couchages hiver et notre tente Exped “Extreme”.

En plein montage de la tente, un troupeau d’alpacas hébété débarque et nous regarde bizarrement: normal, on a planté la tente sur le chemin de leur enclos. ;-) Pour éviter les pumas et autres prédateurs, les paysans rentrent leurs bêtes tous les soirs et les ressortent le matin. Les valaisans pourraient venir prendre quelques cours ici, eux qui sortent l’armée chaque fois qu’un loup débarque… ;-)

Jour 2: Rio Illo Illo – Sunchuli

    • Kms: 15 env.
    • Cols: Sunchuli (5100m)
    • Condors: 0

Aujourd’hui, programme similaire à hier: ça monte toujours. Cette fois, jusqu’à 5100m, le sommet du parcours. On verra bien comment on résiste à l’altitude, mais on a prévu le coup: On a pris des bonbons de coca anti-soroche (mal d’altitude).

On a pas eu trop froid la nuit, mais le collant thermique était obligatoire… Il faisait environ Jour 2: Cuchillo II5 degrés dans la tente au réveil, et le soleil n’était pas au rendez-vous pour cause de montagne gênante. C’est donc un peu dur de déjeuner en tremblotant de froid. Heureusement le guide-cuisinier a pensé à tout: tartines, yogourt, thé (de coca évidemment), café et chocolat…

On est content de démarrer même si le programme est un peu effrayant: environ 10 kms de montée jusqu’au col Sunchuli, une heure de descente et campement à 4600m. On monte, on s’arrête, on monte, on mange, on monte et pour finir on arrive en bas du mur final: 100m dans la neige et le gravier, en respirant comme un fumeur asthmatique tuberculeux. Avec un brin de mal de crâne pour moi, on finit par arriver au sommet, et l’heure de descente jusqu’au camp n’est plus qu’une formalité.

Jour 3: Sunchuli – Jatunpampa

    • Kms: 18 env.
    • Cols: Sans nom (2x 4800m)
    • Condors: 4

Le troisième jour, en principe on se sent mieux et on commence à s’habituer à la marche. Sauf que là, on a dormi à 4600m sous la pleine lune donc c’était un peu nuit blanche… Mais aujourd’hui, le programme semble plus facile: un peu de montée jusqu’à 4800m, la descente des mil curvas et un autre col à 4800 pour finir la journée en beauté.

Jour 3: Les mil curvas (du milieu)Le guide nous avait averti: les mil curvas, les gens ont peur, c’est raide… A juste titre, mais on connaît les sentiers des Alpes (genre la tour d’Aï) et on a pas trop le vertige. On est quand même contents de les faire à la descente, vu que c’est 700m de dénivelé et 120 virages (selon le compte du guide). Coincidence, c’est en plein milieu des mil curvas qu’on croise les deux seuls touristes en 4 jours, sans guide ni mules mais avec le GPS ;-)

On prend le temps de regarder ce qui nous attends (c’est juste en face) depuis la prairie d’Inkacancha en cassant la croûte et on est assez stupéfaits de voir débarquer quatre mineurs portant une énorme poutre: direction les mil curvas. Il vont certainement en avoir pour la journée et une partie de la nuit à monter jusqu’à leur campement. Par ici, peu de routes, et en plus le transport est très cher (carburant et pièces de rechange pour les jeeps) donc les gens vont à pied.

En montant péniblement le dernier col, on croise encore deux personnes et une mule: des Kallawayas, les indiens guérisseurs de la région. Ils sont tellement réputés qu’ils vont jusqu’en Patagonie et que ce sont eux qui ont été les médecins des constructeurs du canal de Panama. C’est donc un peu grâce à eux que votre télé Plasma made in China arrive dans votre salon ;-)

Un des détails qui nous frappe dans ce trek, c’est la timidité des gens qu’on croise. Ce n’est pas étonnant, ceci dit, comme ils voient peu de touristes et qu’ils ne parlent souvent pas un mot d’espagnol…

Le dernier col de la journée nous finit bien et on descend en roue libre jusqu’au rendez-Jour 3: Réflexionvous fixé à Eloi pour poser la tente. Heureusement, le sentier est toujours de bonne qualité. Arrivés au rendez-vous, pas de mules: ils sont descendus un peu plus bas… Une demi-heure plus tard on peut poser notre sac et monter la tente sous l’oeil incrédule des viscachas, un improbable croisement entre le lapin, la marmotte et le chinchilla.

Jour 4: Jatunpampa – Charazani

    • Kms: 18 env.
    • Cols: Aucun (mais ça monte quand même)
    • Condors: 20

Dernier jour. Vu le rythme imposé, on sent un peu la fatigue, mais l’idée de l’hôtel et des Jour 4: Cultures en terrassebains termaux au bout de la journée nous motive. En plus, le paysage change aujourd’hui toutes les heures au fur et à mesure qu’on descend dans la vallée. D’abord les premiers arbres, puis les cactus et ensuite une forêt humide comme dans les Yungas. En plus, coup de chance, une vingtaine de condors croisent notre chemin: une vache ou un lama a dû se tuer au fond de la vallée et les condors s’envolent après s’être fait un bon gueuleton. Rien de mieux pour les photos: condors sur fond de cordilière. ;-)

Un peu plus loin, on croise une mamie locale, qui nous raconte sa vie en Quechua, sans Jour 4: Encore des condorsqu’on comprennent un mot, vu qu’on parle pas la langue et que notre guide est Aymara. Sylvie lui donne une pomme, malgré le peu de dents qu’il lui reste, et on s’en va…

Le reste, c’est quand même pas de la tarte, il nous reste 4 heures de chemin en dents de scie jusqu’à Charazani, but final de la balade. En plus, aujourd’hui on a chaud, ce qui nous change, mais est moins agréable pour la marche…

Au final on arrive à bon port, avec quelques cloques pour Sylvie et un bon coup de barre pour tout le monde. Je trouve quand même la force de descendre jusqu’aux termes avec le guide et le muletier et je me trempe sous l’oeil incrédule des locaux, après que mes deux compagnons m’aient annoncé qu’ils ne savaient pas nager ;-) et qu’ils allaient se contenter de la douche.

La Paz

Une courte pause à Cochabamba et nous voilà reparti sur les routes de l’aventure. Après huit heures de bus sur les chemins tumultueux de l’Altiplano avec un arrêt pipi où franchement j’ai préféré me retenir et une halte pour dîner où mon estomac a dit non, nous arrivons à La Paz. Le temps est plus nuageux et la température bien plus fraîche. C’est le moment de remettre les polaires et les gants.

La Paz s’étale au milieu des montagnes avec en arrière plan des massifs à plus deLa Paz et l'Illimani 6000 mètres. La ville est tout sauf plate et s’y balader demande un certain effort physique. Le bas se trouve à 3300 mètres d’altitude et le quartier bien connu d’El Alto à 4000 mètres. C’est l’endroit le plus pauvre du pays où vit plus d’un million de personnes venues de la campagne. Il semblerait qui s’y produit la majorité de la cocaïne du pays. Nous ne sommes pas allé vérifier car les étrangers ne sont pas les bienvenus.

Dans toute la ville, les constructions sont assez basiques et reposent sur des terrains fragiles. Cela donne un peu l’impression que tout va s’écrouler. De plus les maisons ne sont jamais vraiment terminées. Le décor est cependant magique avec des formations géologiques assez mythiques. Les montagnes enneigés autour de la ville la font briller.

Vendeuses de rueLes ruelles de la ville sont petites et bondées de vendeurs en tout genre. Se déplacer prend toujours beaucoup de temps . Pour traverser une route, c’est toute une affaire. Il y a beau y avoir des feux pour les voitures mais cela n’a pas l’air d’intéresser les paceños. Des gendarmes essayent aussi de réguler la circulation, au carrefour où se trouvent pourtant déjà des feux de signalisation, par moult coups de sifflet. Les chauffeurs ne semblent pas non plus les entendre. Observer un instant la conduite des Boliviens est intéressante, cela ressemble aux autos tamponneuses ! Il faut d’ailleurs motiver les chauffeurs de taxis pour qu’ils t’emmènent au centre ville à l’heure de pointe.

Le centre ville est assez touristique. On y trouve de tout: du gâteau aux pommes aux marchandes de foetus de Lamas séchés (offrandes destinés à la Pachamama, le Dieu de la montagne).

Visiter la Paz est somme toute assez fatiguant. Nous sommes ainsi davantage attirés par l’exploration des montagnes avoisinantes. Ce que nous avons fait après quelques jours d’acclimatation.

Notre petit regard sur la Bolivie

Nous ne prétendons pas pouvoir vous donner des informations très précises sur ce qui se passe ici. Mais nous trouvons qu’il est quand même important d’informer quelques personnes sur deux trois éléments de la Bolivie actuelle.

La Bolivie a été énormément exploitée et le reste encore aujourd’hui. L’industrie du gaz et du pétrole est aux mains des étrangers. Les terres sont mal réparties; certains propriétaires possèdent l’équivalent de la surface du Valais. Les indigènes (53% de la population) sont souvent exploités. On peut même parler d’esclavage dans certains cas extrêmes avec comme salaire un peu de sucre après une journée de travail ! Il reste un important problème d’analphabétisme. La différence entre les pauvres et les riches est scandalisante. Ce qui se passe dans les mines est incroyable. La Bolivie exporte la majorité de ces matières premières. La corruption est généralisée. Par exemple, les policiers gagnent si peu (70.- par mois) qu’ils partiquent leurs propres règlent. Les riches propriétaire payent les “petits ” paysans pour qu’ils se taisent et les partis infligent des amendes à leurs membres quand ils ne participent pas aux manifestations.

Downtown La PazLa politique est un sujet très compliqué ici. Le président actuel : Evo Morales met en place une nouvelle constitution avec comme idées principales: la nationalisation de beaucoup d’entreprises (cf. Hugo Chavez qui est son meilleur ami !), la création d’un système social. Par exemple, il offre 200 bolivianos (30.-) de prime par année aux enfants qui vont a l’école, les écoliers reçoivent un petit déjeuner tous les matins, il propose également un petite rente vieillesse. Evo est le premier président indigène du continent et pour la première fois ceux-ci sont écoutés et soutenus. Morales tient à répartir les terres et les richesses. Evidemment, sa politique est passablement critiquée ici, particulièrement par les plus riches. La province de Santa Cruz a organisé un reférendum – illégal – ayant pour sujet l’autonomie provinciale. La population exprime son ras-le-bol de financer la Paz et les provinces de l’Altiplano. C’est pourtant ces mêmes provinces qui ont, grâce à leurs ressources minières, financé le développement des provinces de l’Est, dont Santa Cruz fait partie. Nous avons aussi entendu plusieurs propos racistes de la part de certaines personnes envers les Campesinos (paysans qui sont quasi tous indigènes).

Il est difficile de prendre position et cela n’est de loin pas notre but. Mais nous remarquons qu’il n’y a pas beaucoup d’objectivité dans les discours et ce que cela soit dans le parti d’Evo, les autres ou même à l’intérieur de l’église catholique, dont les membres les plus importants n’hésitent pas à prendre des positions tranchées.

Nous constatons simplement que la vie en Bolivie n’est de loin pas facile pour tout le monde et que la situation ne va malheureusement pas en s’améliorant.

La Bolivie est aussi le pays des manifestations en tout genre. Nous en avons d’ailleurs passablement rencontrées. C’est le pays des blocages routiers. L’autre jour, des agriculteurs avaient bloqué la route Cochabamba – La Paz a toute circulation car ils réclamaient de plus grand espace au marché de leur village. Une autre fois, des villageois demandaient pour qu’une route soit reconstruite. Le gouvernement a alors répondu que c’était planifié pour l’année prochaine… du coup le blocus a été levé.

La Bolivie est un pays riche dans tous les sens du terme et nous prenons beaucoup de plaisir a la visiter. Nous constatons que la vie est difficile. Ici comme partout les prix augmentent et du coup les gens ne peuvent plus obtenir certaines choses. L’autre jour dans un magasin, une dame a demandé le prix du papier de toilette et vu qu’il avait augmenté de 10 centimes, elle n’a pas pu se l’acheter. Les entrepreneurs doivent se résoudre à arrêter les constructions, certaines personnes ne peuvent plus mettre de l’essence dans leur voiture. Lors de notre trekking, le propriétaire des mules nous a dit qu’il avait toujours plus de difficultés à subvenir aux besoins de sa famille…

Ce voyage est une belle leçon de vie. Nous avons du coup un peu honte de se souvenir de toute les choses dont nous nous plaignons chez nous. Plus de la moitié des Boliviens vivent à plus de 3500 m d’altitude. Il fait vraiment froid la nuit et il n’y a pas de chauffage. Des enfants dorment sur les trottoirs sans couverture.

On ne tombe pas de la lune non plus mais c’est quand même dur de réaliser combien ce pays a été exploité par nos pays riches et le reste malheureusement encore aujourd’hui.

Cochabamba

Après plus de trois mois de tourisme intensif, on commence un peu à sentir la fatigue. C’est le moment de passer à la deuxième étape du voyage: La partie linguistique. Cours débutant pour Sylvie et révision pour moi. L’avantage de la Bolivie, c’est qu’ils parlent assez bien espagnol (moins d’accent que certains autres pays) et que c’est très bon marché: 4 heures de cours privés pour 30 francs et pension complète pour 7 francs par jour, difficile à battre sur tout le continent.

On a opté pour Cochabamba qui est un des meilleurs endroits du pays pour ce genre d’activité. La 3ème ville du pays n’est ni la plus jolie, ni la plus intéressante, mais elle est assez animée (beaucoup d’étudiants) et située dans une région parsemée de sites à visiter. Qui plus est, le climat est agréable (mieux vaut “palmiers et T-shirt” que les 5 couches de couvertures de l’altiplano pour potasser le passé du subjonctif).

Pour ceux que ça intéresse, Cochabamba est mondialement connue pour sa guerre de l’eau qui a defrayé la chronique il y a quelques années (la privatisation de l’eau courante avait géneré des factures de 20$ chez des habitants en gagnant 100 par mois).

L’école, en plus d’organiser les cours, propose l’hébergement en famille, ce qui, au final, est bien plus sympa. Ça force à pratiquer la langue, et il est possible d’essayer de comprendre un brin de la – très compliquée – politique bolivienne en discutant avec la famille. On a donc passé un peu plus de deux semaines chez Doña Vita et Don Rene (plus Nico le chien) dans une chambre au fond de leur cour.

Le quartier, situé dans la banlieue de Cochabamba est aussi digne d’intérêt: Il a été construit de manière coopérative pour des anciens mineurs de l’Altiplano (mines de Siglo XX à Catavi). Chacun pouvait cotiser afin d’obtenir un maison et un terrain, qu’il terminerait de payer 20-40 ans plus tard. Evidemment, chaque habitant a donc son histoire, toujours intéressante à entendre.

Ça a aussi été assez marrant de se retrouver dans un groupe d’étudiants allemands, autrichiens, suisses et américains de 22 à 67 ans… Discussions obligatoirement en espagnol, cela va sans dire…

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la Bolivie est aussi un pays culturellement riche: musique, cinéma et théâtre locaux sont bien développés. On en profite évidemment tant qu’on peut, et si il est difficile d’éviter les productions américaines au cinéma, heureusement la musique bolivienne est bien plus présente. On a donc pu écouter quelques groupes folkloriques du cru: Semilla et los Kjarkas (essayez de prononcer ça!).

Los Kjarkas jouaient dans le cadre de la foire de Cochabamba, sorte de Comptoir Suisse (pour les vaudois), foire de Genève (pour les genevois) ou Modhac (pour ceux de la Tchaux). Léger étonnement quand ils ont joué la Lambada avec charango, flûte de pan et costumes traditionnels… Après enquête j’ai découvert avec surprise qu’ils en étaient les – heureux – compositeurs. Un brésilien s’est contenté de changer un peu le rythme (et d’appeler Orangina) pour en faire le tube que tout le monde connaît. De quoi gagner quelques paris au bistrot, si jamais. ;-)

Demain, départ pour la Paz et retour sous les couvertures, altiplano oblige.