Monthly Archive for January, 2008

Carretera Austral II: Coyhaique

Pour commencer, la page culturelle:

La carretera austral a été construite par le gouvernement Pinochet, dans le but de peupler la région, et surtout, de mieux contrôler la frontière argentine, qui était assez contestée. La règle étant, en gros: si tu y es, tu y reste…

Plus d’infos et une carte (en espagnol) sur wikipedia

Donc parmi les habitants du coin, il reste un certain support au général, et certains village, comme La Junta, qui n’est autre que le nom de la bande de sbires de Pinochet, ont même été baptisés en son honneur. A l’entrée de la Junta, il y a un grand panneau General Augusto Pinochet et dans les supermercados, on peut même s’acheter la casquette d’Augusto…

Donc on est plantés à La Junta, le prochain bus pour Coyhaique est à 11 heures, mais on doit l’attendre pour voir combien de places il reste et nos collègues touristes veulent descendre à Puyuhuapi, village soi-disant touristique. Ça nous intéresse pas mal, vu qu’on manque un peu de cash, les seuls distributeurs se trouvant à Coyhaique. J’espère pouvoir changer mes pesos argentins en Chiliens, parce que sinon, ce sera autostop… (VISA ici: connait pas.)

Après arrangement financier, le patron de l’hotel accepte de nous pousser à Puyuhuapi, et on lui donne nos derniers pesos…

A Puyuhuapi on découvre le Pacifique et un autre village paumé. Pendant que les autres touristes vont chercher une chambre, on décide de voir si le bus va vraiment passer et si il nous prendrait par chance…

Une petite règle de trois plus tard, j’ai assez de pesos chiliens pour payer le bus et on a plus qu’a attendre.

Le bus se pointe et se vide complètement. On est seulement trois à remonter, la classe…

C’est parti pour 5 heures de paysages style: glacier à gauche, forêt vierge à droite, sommets enneigés au loin. Il faut pas trop cligner de l’oeil sous peine de rater quelquechose. En plus, vu qu’on est que trois, le chauffeur fait tous les arrêts photos qu’on veut: glaciers, cascades, etc…

Pendant un arrêt, le troisième touriste me dit, tu vois, la dernière fois, j’ai vu des saumons dans cette cascade. Je me dit qu’il se moque de moi, vu la taille de la cascade et le courant, mais, même pas une minute après: hop un saumon, hop 2, hop 3…

Après quelques heures, au fur et à mesure qu’on se rapproche de la civilisation, le paysage change, la déforestation se remarque de plus en plus (les arbres ont été coupés pour faire place aux moutons) et quand on arrive à Coyhaique, c’est plus que de la prairie sur des kilomètres, parsemées de souches et de troncs laissés sur place…

Le contraste est très saisissant et donne à réfléchir. La différence avec le côté argentin de la frontière est énorme. Par exemple, la réserve de Nahuel Huapi (Bariloche): 100 par 250 km ou la nature est bien respectée, même si la ville est en plein milieu.

Si on ajoute encore le projet du gouvernement de construire 5 barrages tout au Sud et de faire passer la ligne à haute tension au travers de toute la Patagonie chilienne, on voit bien la différence entre les deux pays.

Nous voilà donc à Coyhaique, 50’000 habitants, la capitale. En fait, c’est la ville ou tout le monde vient à la banque et remplit l’arrière du pickup de bouffe pour un mois.

On va rester quelques jours par ici et prendre nos billets pour Cochrane et Villa O’higgins.

Carretera Austral I: Welcome to Chile

A Esquel, il y a deux routes possibles pour descendre vers le sud:

  • La route 40 en Argentine, facile, avec des bons bus et un beau paysage ou
  • La douane chilienne puis 800 km de chemin forestier amélioré plus connu sous le nom de carretera austral.

L’option Chili est évidemment la plus intéressante, mais la moins facile…

Donc on prend nos billets jusqu’à la douane chilienne, vu qu’il est impossible de réserver pour plus loin, ou même de savoir quels sont les horaires des bus… (Assez standard sur tout le continent). Le but de la journée étant d’aller le plus loin possible, sachant que ça risque fort d’être 50km plus loin…

Après la douane, 4 km jusqu’à Futaleufú, la mecque du rafting de l’hémisphère sud. Arrivés sur place, après enquête approfondie (chaque compagnie de bus dans ce coin a ses horaires, son bureau, le tour du village et les questions aux locaux façon chasse au trésor sont obligatoires…) on constate que le prochain bus part… Lundi, dans 3 jours…

Le temps de devenir soit fou (c’est deux fois dans le nom du bled, d’ailleurs), soit pro de rafting.

Pendant ce moment de solitude (avec quelques autres touristes), le business s’organise et un bus apparaît pour nous amener à Villa Santa Lucia, le prochain bled, qui à l’avantage d’être sur la carretera austral, et donc certainement d’être un arrêt pour les bus qui descendent vers le sud.

Pour ceux qui seraient en train de dire “mais ils ont perdu leur guide ou quoi?”: les horaires et lignes de bus sur la carretera dans les guides de voyages sont soit faux, soit complètement absents, donc pas très utiles…

Donc, une crevaison et deux heures plus tard, on arrive à Villa Santa Lucia, 120 habitants. Pour citer un autre touriste, je dirai simplement: This is it?

Une auberge, un café, une école et c’est tout. Ah non, normalement un bus qui arrive trois heures plus tard…

Le genre d’endroit dont on veut partir le plus vite, mais comme il y a une voiture toute les demi-heures, même en stop, ça va prendre du temps. (On a d’ailleurs pris un anglais à Futaleufu qui attendait depuis 24 heures…)

A l’heure prévue, le bus arrive donc. Pour résumer:

  • Places dans le bus: 1
  • Touristes: 8

En insistant un peu le problème s’est réglé. Donc 2 heures debout dans une fourgonnette Mercos modifiée, sans voir la route et avec la réincarnation d’Ayrton Senna au volant: une main sur la CB, une main qui change les CDs, discutant avec les passagers, à 90km/h sur un chemin forestier en évitant chevaux, vaches et lapins…

Quand un gamin a fini par vomir, le chauffeur s’est marré et à dit: “ça veut dire que je conduis bien, ha ha!”.

Deux heures et beaucoup de chance plus tard, on arrive à La Junta. Résultat: presque 300km en un jour, score plus qu’honorable…

La suite dans le prochain article.

La nature a son état pur

Avant de passer la frontière pour rejoindre le Chili et la fameuse Carretera Austral, nous avons fait une halte à Esquel pour visiter un bout du parc national Los Alerces. Il y a de grands territoires de Réserve Naturelle dans le coin mais celle-là, selon le guide, renferme certains endroits parmi les plus sauvages au monde. 

Cela est dû au climat et au fait que les hommes n’y sont jamais venus y mettre de coup de hache (ou presque).

On confirme. L’endroit est vraiment magnifique; des bambous partout, des arbres gigantesques de plus de 2500 ans encore vivants. Une eau transparente coule dans les rivières et forme un lac magnifique. L’eau est si pure qu’on peut la boire; elle n’a aucun goût et offre une sensation de fraîcheur incroyable.  

Un petit air de Suisse

Chocolat, fondue, téléphériques, Saint-Bernard, montagnes, glaciers, lacs… Nous sommes à Bariloche. Les quelques jours passés dans cette ville de montagne très prisée par les argentins ont été forts agréables. Nous avons pu débuter l’échauffement pour les treks à venir avec quelques bonnes balades et ascensions. Les paysages sont vraiment grandioses.

La fondue en récompense des efforts effectués, bien que différentes de chez nous (et oui il n’y a pas les mêmes fromages) fut un instant culinaire plûtot sympa.

Les premières photos sont là…

Cliquez sur le lien Galeries en haut de la page pour voir nos premières photos…

Si les photos ne s’affichent pas en grande taille, essayez de les visualiser avec Firefox, il semble qu’il y ait un problème avec Internet Explorer (pas étonnant…).

J’essaierai de corriger ça quand on aura une semaine d’attente entre deux bus ;-)

Pingüinos !

On les a vus… Bon, on peut se demander qui venait voir qui ?

Notre périple à travers la Patagonie se passe merveilleusement bien: les fameux pingouins étaient présents par milliers autour de nous à quelques centimètres … les éléphants de mer étaient affalés sur la plage à quelques mètres… les lions de mer rugissaient au milieu de leurs harems et les lionnes essayaient de mettre bas leurs petits et de les protéger de tout le vacarme de leurs mâles… les dauphins jouaient dans les vagues de notre zodiac.DSC_0290.JPG

Après quelques jours au bord de la mer, nous reprenons le bus de nuit pour les montagnes, et oui elles nous manquent déjà !

L’argentine: pas dans le guide… – Argentinien: nicht im Reisebuch

Cet article est en français (plus bas) et allemand pour mes collègues zurichois…

Wie alle reisende sagen wir uns oft: “Warum steht das nicht im Reisebuch?”. So hier sind ein Paar kaum bekannte Infos über Argentinien:

  • In 2006 und 2007 hat Argentinien 30% Inflation erlebt. Arbeitsverbände verhandeln sich derzeit über die Erhöhung der Löhne um 25% für 2008. Das meint auch, dass alle Preise in Reisebücher weit von Wahrheit sind…
  • Das Kilo Entrecôte kostet derzeit bei Carrefour (französische Supermärkte in Argentinien) etwa 9-10 CHF.
  • Im Restaurant kostet eine riesen Entrecôte etwa 7-10 CHF. Dazu bezahlt man etwa 6 CHF für eine Flasche exzellenten Rotwein…
  • Alle Karten des Landes gehören die Falklandinseln, auch wenn sie sich offiziell zu Großbritannien gehören.
  • Die Straßen sind nach Blöcken nummeriert. mMit jeder Kreuzung startet man 100 Nummern höher. Es ist sehr praktisch um eine Adresse zu finden, aber in Buenos Aires haben einige Straßen mehr als 35000 Nummern.
  • Die Auto-Modelle, die beliebtesten sind: der Peugeot 504 und der Renault 9, optionell getunt und hergestellt in Argentinien.
  • In Buenos Aires um in die Stadt zu reisen, nimmt man am liebsten Bus. Es gibt aber 200 Linien und kein Fahrplan. Die Lösung: jemand auf die Strasse fragen. Es kostet etwa 2 pesos (70 Rappen)
San Telmo

Buenos Aires: San Telmo 

Comme tout le monde, on se dit souvent: “mais pourquoi c’est pas dans le guide?”. Voilà donc quelques infos sur ce beau pays:

  • En 2oo6 et 2007 le pays a subi environ 30% d’inflation. les syndicats négocient actuellement des augmentations de salaires de 25% pour 2008…
  • Le kilo d’entrecôte vaut actuellement environ 9-10 CHF chez carrefour (eh oui les supermarchés français sont partout)
  • Au restaurant, il faut compter 7-10 CHF l’entrecôte ou le spare ribs. Ajouter environ 6 CHF pour une bouteille d’excellent vin rouge (argentin, bien sûr)…
  • Toutes les cartes du pays incluent les îles Malouines, même si elles sont officiellement britanniques.
  • Les rues sont numérotées par blocs, on passe à la centaine supérieure à chaque carrefour. C’est pratique pour trouver une adresse, il suffit de compter les carrefour, mais à Buenos Aires certaines rues ont plus de 35000 numéros.
  • Les modèles de voiture les plus populaires sont la Peugeot 504 et la Renault 9, tuning en option et fabriquées en Argentine. Je vous le prouverai par l’image, promis…
  • Le meilleur moyen de se déplacer à Buenos Aires c’est le bus. Seulement il n’y a pas de cartes ni d’horaires. Il suffit de demander dans la rue en donnant sa destination, on vous donnera le numéro du bus à prendre et l’emplacement de l’arrêt. Prix: 2 pesos…

Ça y est

On y est …

Après plusieurs marathons avant notre départ, nous voilà en route. Realisé que c’est pour neuf mois ce n’est pas encore ça mais, par contre, que nous sommes loin de chez nous et de l’autre côté de l’équateur, c’est fait. Le soleil qui se couche à 23heures, les gouttes qui me dégoulinent en bas du dos, en ce moment… En moins de 24 heures de vol, nous avons pris plus de 30 degrés.

Demain, on descend sur Puerto Madryn, premier long trajet en bus,  pour aller voir mes Pingouins. Puis, en piste pour la Patagonie où je pourrai peut-être me rassurer en comprenant pourquoi mon sac à dos est aussi gros!

De retour à BsAs

Après que le tapis roulant de l’aéroport ait craché nos mochilas sans problèmes (ce qui était pas gagné vu le nombre d’escales sur le papelito accroché, on a donc débarqué dans le four de l’été austral à Buenos Aires (BsAs, pour les locaux).

De mon côté, c’est la seconde fois que je viens, donc l’occasion de se faire quelques impressions de déjà-vu. Pour Sylvie c’est l’occasion de se faire guider par quelqu’un qui connaît (à peu près…).

Donc la première chose qui saute aux yeux, c’est que la ville n’a pas beaucoup changé, les classiques sont toujours là (la Boca, San Telmo), le petit air de Paris de l’hémisphère Sud y est bien…

En même temps, le changement, en dix ans, est quand bien perceptible:

- Les cartoneros qui vident les sac poubelles le soir n’étaient pas là avant la crise économique, il travaillaient certainement dans un bureau ou une usine quelconque. Maintenant, pas un seul sac ne leur échappe: ils gagnent leur vie en revendant le contenu recyclable…Puerto Madero 3

- Le nouveau quartier des docks, Puerto Madero, comme à Londres, avec ses apparts de luxe, ses restos huppés et son Hilton géant montre qu’ici aussi il y a de plus en plus de gens riches.

En fait, c’est assez semblable à ce qu’on voit partout.

Malgré tout, BsAs reste un endroit agréable et poétique où les gens sont très accueillants et on peut sans problème se balader à pied ou en bus, comme les locaux, sans craindre de problèmes.

PS: J’ai déjà mangé environ une demi vache pour ceux qui s’inquiètent, et je vous conseille le voyage juste pour un steak (bife de chorizo ici).

J-1

Voilà.

Ici pas de décompte gnan-gnan, pas de palabres, juste du cash:

J-1: meeeeeerde!

Le tour de la famille: c’est fait, le sac: c’est fait, les quatorze mille deux cent trente trois bricoles administratives: c’est fait.

Oublier quelquechose: c’est aussi fait, mais on verra ça sur place ;-) )).

On dirait bien qu’on arrive à la fin du début de la concrétisation de nos projets pour 2oo8 (bonne année à tous, à propos!), même si ça ne s’est pas fait sans peine: je pense pouvoir dire que ni Sylvie, ni moi, ne nous attendions à ce que ce soit si compliqué à démarrer.

Mais bon, maintenant c’est fait, 35° de plus nous attendent et sauf météorite de dernière minute, on devrait se manger une parillada en buvant une quilmes ou un verre de Côt (celui qui trouve ce que c’est avant de cliquer sur le lien gagne un trivial pursuit édition pinards) dans les plus brefs délais…

A bientôt, et encore merci à tous celles et ceux qui ont rendu tout ça possible par leurs innombrables conseils et coups de mains.