Carretera Austral I: Welcome to Chile

A Esquel, il y a deux routes possibles pour descendre vers le sud:

  • La route 40 en Argentine, facile, avec des bons bus et un beau paysage ou
  • La douane chilienne puis 800 km de chemin forestier amélioré plus connu sous le nom de carretera austral.

L’option Chili est évidemment la plus intéressante, mais la moins facile…

Donc on prend nos billets jusqu’à la douane chilienne, vu qu’il est impossible de réserver pour plus loin, ou même de savoir quels sont les horaires des bus… (Assez standard sur tout le continent). Le but de la journée étant d’aller le plus loin possible, sachant que ça risque fort d’être 50km plus loin…

Après la douane, 4 km jusqu’à Futaleufú, la mecque du rafting de l’hémisphère sud. Arrivés sur place, après enquête approfondie (chaque compagnie de bus dans ce coin a ses horaires, son bureau, le tour du village et les questions aux locaux façon chasse au trésor sont obligatoires…) on constate que le prochain bus part… Lundi, dans 3 jours…

Le temps de devenir soit fou (c’est deux fois dans le nom du bled, d’ailleurs), soit pro de rafting.

Pendant ce moment de solitude (avec quelques autres touristes), le business s’organise et un bus apparaît pour nous amener à Villa Santa Lucia, le prochain bled, qui à l’avantage d’être sur la carretera austral, et donc certainement d’être un arrêt pour les bus qui descendent vers le sud.

Pour ceux qui seraient en train de dire “mais ils ont perdu leur guide ou quoi?”: les horaires et lignes de bus sur la carretera dans les guides de voyages sont soit faux, soit complètement absents, donc pas très utiles…

Donc, une crevaison et deux heures plus tard, on arrive à Villa Santa Lucia, 120 habitants. Pour citer un autre touriste, je dirai simplement: This is it?

Une auberge, un café, une école et c’est tout. Ah non, normalement un bus qui arrive trois heures plus tard…

Le genre d’endroit dont on veut partir le plus vite, mais comme il y a une voiture toute les demi-heures, même en stop, ça va prendre du temps. (On a d’ailleurs pris un anglais à Futaleufu qui attendait depuis 24 heures…)

A l’heure prévue, le bus arrive donc. Pour résumer:

  • Places dans le bus: 1
  • Touristes: 8

En insistant un peu le problème s’est réglé. Donc 2 heures debout dans une fourgonnette Mercos modifiée, sans voir la route et avec la réincarnation d’Ayrton Senna au volant: une main sur la CB, une main qui change les CDs, discutant avec les passagers, à 90km/h sur un chemin forestier en évitant chevaux, vaches et lapins…

Quand un gamin a fini par vomir, le chauffeur s’est marré et à dit: “ça veut dire que je conduis bien, ha ha!”.

Deux heures et beaucoup de chance plus tard, on arrive à La Junta. Résultat: presque 300km en un jour, score plus qu’honorable…

La suite dans le prochain article.

1 Response to “Carretera Austral I: Welcome to Chile”


  1. 1 Cathy

    Hello, j’aurais bien voulu vous voir dans le bus avec le fangio au volant. ça me rappelle les bus au Guatemala, “Chacun pour soi et dieu pour tous”! Amen.bises CAthy

Comments are currently closed.