Le trekking en quelques mots

  • Altitude : évidemment une des principale difficultés. Je vous le certifie: l’oxygène manque sérieusement. En conséquence, les fréquences respiratoire et cardiaque augmentent passablement et surtout le sentiment de manquer d’air est par moment assez impressionnant. Pour ce qui est du mal de tête: après quelques jours d’acclimitation ça va. Lors des ascensions à pied, notre corps a un peu plus de temps pour s’adapter aux changements. Cela ne veut quand même pas dire que c’est gagné. En effet, pour le troisième col dans la cordillere Apolobamba, j’ai particulièrement souffert. C’était sûrement un tout: soleil, fatigue, chaleur, altitude mais pour y arriver, il a fallut: du temps, de la patience pour le guide et Quentin, plusieurs médicaments, quelques bonbons à base de coca et que je me frotte quelques plantes sur le frond.
  • Baños: nous sommes devenus maitres dans le creusement des petits trous ! Evidemment, au milieu de nulle part, les commodités sont assez limitées. Mais, c’est ce qui fait le charme aussi, non?
  • Repas: les guides cuisinent très bien: toujours une bonne soupe de légumes et un bon repas chaud. Le matin, petit déjeuner comme à l’hôtel. Ils ne lésinent pas sur la quantité.
  • L’Eau: les guides considèrent que l’eau est potable dans la montagne. Nous étions un peu sceptiques car à côté de chaque rivière ou lac vit un troupeau de vaches, de moutons, de lamas. Je ne crois pas que les excréments de bovins soient très recommandables. Nous mettions à chaque fois quelques gouttes de micropur dans l’eau et ils la laissent bien boullir. Par contre, ils lavaient la salade dans la rivière…
  • Castellano: le trekking est une bonne manière de discuter avec les gens du pays et de se rapprocher d’eux. Nous pouvons également améliorer notre espagnol. Les mots principaux entendus sont bien sûr : subir et bajar ! J’avoue que j’étais parfois un peu fatiguée de les entendre. Une autre phrase que j’ai bien compris est Soy acostumbrado! et toi pas! Les guides, les muleros et les mules ont une tolérance à l’altitude, au froid, à l’effort…. incroyable.
  • Guides: un physique du tonnerre, presque écoeurant parfois! Surtout quand le guide t’explique que lui monte quasi en deux fois moins de temps si il est tout seul! Ce sont des personnes très intéressantes, souvent discrètes mais une fois la timidité mise de côté, ils ont vraiment beaucoup à nous apporter. De plus, ils sont plus que très utiles pour nous montrer le chemin car les cartes n’existent pas toujours et il n’y a aucun marquage.
  • Equipement: autant dire que nous avions un peu honte car nous avons du matériel bien plus sofistiqués qu’eux. Les guides étaient assez impressionnés par notre tente. Heureusement qu’ils n’ont pas vu nos sacs de couchage. Leur tente ne tient pas du tout le froid et Lino en plus d’avoir des trous dans sa tente n’avait rien pour se couvrir. Ensuite, il y a les chaussures. Lino marchait en sandales. Il dit ne pas supporter d’avoir les pieds enfermés et ne pas avoir mal. Mais bon lors de nos arrêts il les retirait quand même! Bon à la vitesse où il descend les chemins de pierre moi j’aurai pas que les pieds gonflés.
  • Paysages: juste indescriptibles! C’est vraiment magique de marcher dans ces montagnes, de se retrouver si loin de tout … Parfois, je me demandais quand même ce que je faisais là mais ce sentiment est vite effacé par le spectacle offert.
  • Nausée: un des symptome de la Soroche qui veut dire en général : là tu resdescends! Lorsque nous marchons en altitude, le rythme est bien sûr très lent… En ce qui me concerne, je ne peux pas aller plus vite. Quentin essayeait par moment d’aller un peu plus vite mais ressentait tout de suite un certain mal être avec maux de tête et vomissement. Je n’ai pas essayé; c’est comme si mon corps me l’interdisait!
  • Froid: dès que le soleil se couche, la température descend de manière impressionnante nous obligeant de rejoindre la tente rapidement après avoir pris le souper. Du coup, au lit vers 19h30, la nuit peut être longue, surtout quand il fait froid. Se laver les dents n’est pas du tout une partie de plaisir car je vous laisse imaginer la température de l’eau. Et quand il faut sortir de la tente pour aller faire ses petits besoins (le froid est un excellent stimulateur), un vrai cauchemard, surtout quand tu venais juste enfin de réussir à te réchauffer. Le plus impressionnant ce sont les guides qui n’ont pas si froid. Lors de mes tentative de vaisselle, j’ai cru y laisser mes mains. Les enfants aussi sont bien plus résistants. Un soir, la fille de Lino nous a rejoint pour souper vêtue d’une jupe, un pull et de sandales sans chaussettes. Je grelotais à côte d’elle alors que je portais tout ce que j’ai de plus chaud.
  • Mules: un grand merci … Elles aussi ont une force incroyable et une résistance du tonnerre. Elles marchent plus vite que nous et sont capable de prendre des chemins sur lesquels, j’avais l’impression qu’elles allaient se tordrent les chevilles. Les muletiers en prennent soin et je leur apportais les pelures de nos légumes.
  • Trekking en lui-même: pas toujours facile mais on aime beaucoup et on en redemande. C’est une excellente façon d’apprécier le paysage, de découvrir du pays! Ce sont des moments qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires.

1 Response to “Le trekking en quelques mots”


  1. 1 Irène

    Intéressnts ce développement sur le trekking, dit en quelques mots mais combien d’efforts! C’est drôlement rude, surtout avec le froid, et quand on pense que c’est pour le plaisir… Enfin, vous avez raison, ces expériences resteront des moments inoubliables. Après ça on doit relativiser les petits emmerd… du quotidien.
    Bravo à vous deux
    Irène

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