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Súa

Le chrono tourne. Nous commençons à agender davantage la suite de notre voyage si nous voulons pouvoir prendre notre vol de retour depuis Buenos Aires. La route est longue jusque là-bas. Nous décidons de nous arrêter en Colombie. Ainsi, nous aurons touché les extrêmes nord et sud de ce fabuleux continent sud-américain.

Avant de changer de pays, nous entendons un appel de l’océan pacifique, plus Reploufprécisément celui du plus grand mammifère marin qui y vit. Sur la côte équatorienne, c’est la saison durant laquelle les baleines à bosse viennent profiter des eaux plus chaudes pour s’accoupler ou mettre bas. Cela serait dommage de ne pas aller y jeter un petit oeil.

Nous prenons un bus qui nous amène jusqu’à la côte dans la province d’Esmeraldas. Passablement d’heures de bus à travers des paysages magnifiques de forêts tropicales. Je pense avoir aperçu quelques bananes et roses qui seront bientôt sur les étalages de la coop. Les gens sont toujours plus foncés. Cette région est habitée principalement par les descendants des esclaves venus de force de l’Afrique durant la période coloniale.

Les équatoriens sont toujours assez fiers de pouvoir nous raconter qu’en un jour, tu peux déjeuner en bord de mer, dîner sur les montagnes volcaniques et souper dans la forêt amazonienne. Nous avons d’ailleurs été impressionnés par la quantité de gens qui habitent près d’un volcan qui peut se réveiller à tout moment. Certains équatoriens vivent sur les cratères, courageux, non?

Nous arrivons a Súa vers 16h un samedi en pleines vacances équatoriennes, sur la côte préférée des habitants de Quito. On savait qu’il aurait du monde mais la description du guide nous disait quand même: tranquille petit village de pêcheurs. Si une alignée de bars avec de la musique plus forte que le voisin, une plage bondée, des voitures parquées dans tous les coins cela signifie un petit village tranquille, alors nous avons du nous tromper d’adresse (ou de guide).

Non, nous sommes bien à Súa puisque nous trouvons l’hôtel ou nous avons notre réservation. Dommage,Un petit jus? les pensionnaires de notre chambre ne l’ont pas quittée comme prévu et nous n’avons pas le courage de faire le plan Bronzés font du ski: “vous oubliez votre scrabble”. Vu le taux d’occupation dans les hôtels avoisinants, nous plantons notre tente dans… le parking. Autant dire que nous n’avons pas très bien dormi. Le béton c’est dur et cinq sortes de cumbia en même temps cela fait mal aux oreilles!

Pas grave, le lendemain on court sur la plage pour aller voir ces fameux mammifères marins. On embarque sur une barque élaborée équipée d’un moteur à mon avis trop puissant pour le bateau. Ainsi, on se retrouve très rapidement au large, façon générique de Miami Vice. Nous sommes un peu sceptiques, car on nous a bien avertis que les baleines ne sont pas toujours très coopératives (c’est pas flipper, non plus)!

Nous voyons une grande étendue d’eau un peu agitée puis des jets: ce sont des baleines. On s’approche. Il s’agit d’un couple et leur bébé, même si on ne peut vraiment parler de bébé vu la taille… Toujours est-il qu’il nous accueille avec un magnifique saut (sans nous laisser le temps de sortir l’appareil de photo, évidemment). Nous restons un moment à les contempler. Le baleineau s’approche du bateau, curieux. Il se tourne sur lui-même et semble nous faire signe avec ses nageoires. Certains moments, les parents l’entourent pour l’éloigner un peu des intrus. C’est impressionnant surtout quand ensuite les baleines passent sous la barque. J’espère alors très fort qu’elles ne vont pas nous mettre un amical petit coup de nageoire caudale.

Nous allons ensuite un peu plus loin et nous apercevons des dizaines de baleines au large qui respirent ou frappent l’eau de leurs gigantesques nageoires. Nous nous arrêtons à nouveau près d’une famille. J’ai mal aux joues tellement je souris! C’est magnifique.

Toujours sur le dosNous terminons ce merveilleux moment en naviguant à côté d’un groupe de sept baleines adultes. C’est magique et indescriptible comme sensation. On aperçoit une queue, un dos, une nageoire, une tête. On entend leurs souffles. Nous ne pensions pas pouvoir être si proches de mammifères de plus de douze mètres.

Notre petit détour en a bien valu la peine. Notre petit oeil pointé sur les baleines s’est transformé en deux gros yeux émerveillés une fois encore par la beauté de la nature.

Pingüinos !

On les a vus… Bon, on peut se demander qui venait voir qui ?

Notre périple à travers la Patagonie se passe merveilleusement bien: les fameux pingouins étaient présents par milliers autour de nous à quelques centimètres … les éléphants de mer étaient affalés sur la plage à quelques mètres… les lions de mer rugissaient au milieu de leurs harems et les lionnes essayaient de mettre bas leurs petits et de les protéger de tout le vacarme de leurs mâles… les dauphins jouaient dans les vagues de notre zodiac.DSC_0290.JPG

Après quelques jours au bord de la mer, nous reprenons le bus de nuit pour les montagnes, et oui elles nous manquent déjà !