Cusco: la capitale des Incas, l’équivalent sud-américain de Rome. Chaque coin de rue respire l’histoire. Quand les espagnols ont découvert la ville, ils ont démonté les temples et bâtiments incas pour construire leurs palais et églises. La plupart des édifices comportent donc des murs de soubassement d’origine incaique et dont la maçonnerie est d’une finesse inégalée. De plus, Cusco est le centre de la vallée sacrée des Incas et la porte d’accès à Machu Picchu, le site le plus emblématique de tout le continent.
Si la ville coloniale et son architecture sont unique dans le monde entier, malheureusement elle attire une grande quantité de touristes au portemonnaie débordant de dollars (au sens propre, des amis ont vu quelqu’un avec des billets dépassant de la poche). C’est bien ça le problème: la majorité des péruviens travaillant avec les touristes ne pensent qu’à s’en mettre plein les fouilles. Quelques exemples:
- Les taxis: il y a un tarif fixe de 2 soles, mais c’est impossible de l’obtenir. En revenant de l’aéroport, le premier taxi nous demande 20 soles (8 CHF), on l’envoie balader et le suivant nous demande 5 soles! (2 CHF).
- Les restos: ils incluent des fois 10 à 20% de service dans la note (même pour un thé!), sauf qu’ici le service est facultatif, et normalement au resto, y a pas de pourboire. Les américains qui ont cette règle des 10% chez eux, paient sans broncher.
- Les sites archéologiques: La vallée sacrée 70 soles (30 CHF), Machu Picchu 100 soles (40 CHF), Le train pour Machu Picchu: au moins 80 CHF, l’entrée pour l’Inti Raymi, la fête du soleil: 80 CHF. Il y a des tarifs moins élevés pour les péruviens, mais la majorité d’entre eux ne peut pas s’offrir l’entrée aux sites de son propre pays.
- L’inca trail: le trek de 4 jours vers Machu Picchu a passé en 4 ans de 100$ à 450$! Pourtant, les porteurs ne gagnent pas un centime de plus. Les agences font environ 300$ de profit net par touriste. C’est booké pour toute l’année et il y a 200 touristes par jour. Je vous laisse faire le calcul…
- Le billets global pour tous les sites de la région vient de passer de 30 CHF à 45 CHF, haute saison oblige.
Tout ça risque bien de gâcher la fête d’ici quelques années et les backpackers semblent d’ailleurs déjà être en train de déserter Cusco. Heureusement, pour le moment la magie du lieu reste intacte malgré les désagréments. Pour notre part, on s’en tire assez bien en essayant d’éviter les pièges à touristes les plus courants, même si c’est pas toujours possible
, de plus, dès qu’on sort du fameux gringo trail, le Pérou traditionnel pointe son nez immédiatement et on se sent rassuré…
1 Responses to “Cu$co et le gringo trail”