Choquequirao: quel drôle de nom, me direz-vous? Et d’ailleurs, qu’est-ce que c’est? Une boisson des indigènes, un animal mythique ou un jeu de société de l’époque Inca.
Non, rien de tout ça, c’est un des sites archéologiques les plus importants, mais aussi les moins connu et visité du Pérou. D’ailleurs, même pour l’orthographier, les gens ont de la peine: Choquequiraw, Chokekiraw, Choquequirau ou Choquequirao, à vous de choisir.
Mais pourquoi ce site est-il déserté des touristes, peut-être parce qu’il faut deux jours de marche très fatiguante pour y arriver: entre le village de Cachora – fin de la route – et le site se creuse le canyon de l’Apurimac, 1500 mètres de Quebrada à franchir à pied. Un jour de descente et un autre de remontée vers le site, et l’inverse pour repartir si on ne s’est pas décidé pour une sépulture sur place…
Alors, est-ce que tout ça vaut l’effort? Évidemment: un site de superficie supérieure à Machu Picchu avec 1000 touristes en moins par jour, c’est tentant…
En plus, pour couronner le tout, seulement environ 30% du site est restauré et de nouvelles structures sont découvertes chaque année: En 2006, le superbe groupe de terrasses des Llamas del Sol et en 2008 un énorme ensemble de terrasses agricoles 500m en dessous de la place principale. C’est assez normal en fait, comme la restauration du site n’a commencé qu’en 1970 (1912 pour Machu Picchu).
La structure du site est similaire aux autres cités Incas, un secteur religieux à la maçonnerie plus fine, des bâtiments de stockage de grain, aux toits à deux pans, un quartier d’habitations, une place centrale et des terrasses agricoles et ornementales. Ici l’emplacement sur des falaises 1500m en dessus de l’Apurimac forme un écrin majestueux et l’harmonie générale de l’ensemble est impressionnante…
Les Llamas del Sol
Découvert par hasard quelques centaines de mètres en dessous du site, un jeu de terrasses vraisemblablement agricoles comporte des incrustations de pierres blanches en forme de Lamas. Il s’agit d’un mode de décoration absolument unique dans tout le monde Inca…
Comme le reste du site, cette partie se mérite: 20 minutes de descente et 30 autres de montée sont nécessaires pour admirer les camélidés. Pas de souci pour vous, il suffit de cliquer sur les photos.
Ce site, à l’instar de Machu Picchu, n’a pas été découvert et détruit par les espagnols, ce qui explique son bon état de conservation. Par contre, la comparaison s’arrête là: Choquequirao est plus étendu que Machu Picchu, mais comporte moins de bâtiments. La maçonnerie est aussi différente: les architectes ont dû ici se contenter de pierre calcaire au lieu de l’Andesite de Cusco ou Machu Picchu. Moins de pierres à 15 angles et pas d’ajustement au millimètre ici (un peu moins suisse, quoi). Choquequirao comprenait aussi moins d’habitants que Machu Picchu, environ 250.
Et après?
Le gouvernement, qui cherche des alternatives à Machu Picchu, noyé sous les touristes, a bien compris la valeur de Choquequirao, jusqu’à y faire les même projets utopique que pour son grand frère: route d’acces, téléphérique (si si) et autres choses. D’ailleurs, le prix d’entrée a déjà quadruplé en 2008. Peut-être bien que dans quelques années on regardera avec nostalgie les brochures de voyages avec des packages Choquequirao – All inclusive, mais pour l’instant, on se réjouit de faire partie des courageux – et un peu fous – visiteurs de cet endroit exceptionnel, que pour ma part, je le préfère à Machu Picchu.
Vous m’impressionnez. Là vous êtes prêts à vous inscrire pour participer à la Patrouille des glaciers, à la course Sierre-Zinal. Cette dernière sera du gâteau pour vous. Quel physique pour marcher durant des heures, avec tous ces dénivelés, perdus dans cette immensité de massifs montagneux. Je suis époustouflée de voir ce que les Incas avaient construits. J’en vais déjà vu dans quelques revues ou livres, mais là c’est du direct. Si on réfléchit aux moyens qu’ils avaient à disposition et nous, pour la moindre petite construction, nous avons toutes sortes de machines et camions ! Une petite cabane dans les Alpes, se fait ravitailler par hélico ! Une belle leçon d’humilité pour nous les Européens. C’est tellement triste de penser à ce que nos ancêtres ont fait de toutes ces merveilles.Toujours et encore M E R C I et BRAVO Claudine
En ce dimanche pluvieux, je fait un petit tour sur mochilas. Youpi!! il y a des nouvelles fraîches et grâce à vos photos trop trop trop belles et votre carnet de route digne d’un guide 5 étoiles oui oui… c’est fou ce que l’on apprend en vous lisant, je m’évade, je m’envole direction le Pérou depuis mon salon avec bonheur. Merci encore et encore pour tout ce que vous nous faites partager. Bonne route pour la suite de votre périple. Fabienne V.
Coucou, alors là j’ai eu des frissons en voyant les photos du machu pichu… majestueux. Même si il faut gouter aux spécialités locales, please ne manger pas un de ses petits cochons d’inde, ils sont trop biquets snif… Vous pouriez pas m’en ramener un??? bises Cathy