Après les fortes émotions de Potosí, deux heures de taxi collectif conduit par fangio junior et nous voici à Sucre, capitale de la Bolivie. Et non, ce n’est pas la Paz la capitale du pays, c’est uniquement le siège du gouvernement… N’importe quel habitant de Sucre sera prompt à vous le rappeler. Par contre, le nom de la ville n’a rien à voir avec le sucre, qui se dit azúcar en espagnol.
Les riches habitants de Potosí descendent depuis plusieurs siècles à Sucre, car le climat y est bien plus agréable, malgré l’altitude encore elevée (2780m). Du coup, Sucre est un des plus grands ensembles de bâtiments de style colonial baroque existant au monde. L’UNESCO a d’ailleurs classé la ville, tout comme sa voisine Potosí. La tradition veut que tous les édifices soient peints en blanc, ce qui donne un très bon effet à l’ensemble, mais force le touriste au port de la lunette de soleil…
La ville possède aussi le plus grand ensemble de traces de dinosaures du monde: 1.5 km de large et les traces de 300 spécimens. Le parc est superbement aménagé et n’a rien à envier aux musées européens. D’ailleurs, dans l’ensemble, Sucre fait presque oublier qu’on est en Bolivie et montre bien la présence de fonds importants pour tout ce qui touche à la culture: Le musée des textiles indigènes, par exemple, relate le déroulement d’un projet qui a permi d’éviter la disparition pure et simple du tissage traditionnel dans deux ethnies de la province: les Tarabuco et les Jallqa. Pour les interessés: Textiles Tarabuco et Jallqa
Ce sont les Tarabuco que nous sommes allés visiter dans le village du même nom pour notre premier marché traditionnel. L’occasion d’acheter quelques textiles et de s’étonner devant les campesinos venant en mule vendre leurs quelques salades, fruits ou légumes dans le plus grand marché de la région.