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Mendoza

On voulait tenter l’ascension de l’Aconcagua (7000 mètres) …. Non non, ce n’est pas vrai… mais on voulait se balader dans le massif. Malheureusement, la saison est terminée et c’était un peu compliqué de s’y rendre….

Du coup, nous nous sommes rabattus sur la visite de Bodegas. Il y a pire, on dira!

Nous avons enfourché un vélo et parcouru quelques vignobles. Cabernet sauvignon, Malbec, Syrah… Ils sont tous assez fameux avec des goûts tirés parfois à l’extrême mais on s’y fait assez bien. La production est assez différente. Il n’existe pas vraiment de vin de garde. Les années se ressemblent puisque les vignerons essayent de recréer toujours les mêmes conditions, en irriguant les vignes.

Nous avons même vu certaines exploitations qui ont des ordinateurs permettant de calculer les besoins en eau des grappes de raisins. La production est massive; 10 millions de litres par année pour certains vignobles (San Felipe).

Certaines Bodegas valent la peine d’être visitées: musique et lumière d’ambiance, salle de concert dans le hall, air conditionnée pour la cave à vin, bouchons synthétiques (il semblerait que cela soit mieux pour le vin, pas sûre !), fûts en inox bien brillants…

D’autres restent plus typiques et semblables à chez nous bien que la production soit toujours assez différente.

Nous avons passés deux belles journées de visite et de dégustations, dommage qu’il n’y ait pas assez de place dans nos sacs à dos…

Villarica

L’endroit où tout le monde va et où il faut y aller, il semblerait. C’est une région volcanique et cela nous tente pas mal de faire l’ascension d’un.

Du coup, après avoir remis les pieds sur la terre ferme, on reprend le bus quelques heures pour rejoindre la région du volcan Villarica.

Nous organisons son ascension avec une agence car nous sommes obligés de prendre un guide et nous avons d’ailleurs compris pourquoi.Le glacier du Villarica, vu d'en haut

6h30 du matin, départ en bus pour rejoindre le reste du groupe et surtout prendre l’équipement (crampons, piolets, casques et surtout habits pour glisser sur le neige en redescendant). Nous sommes un groupe de 9 accompagnés de trois guides. Cela devrait aller. En pleine saison, chaque jour, 300 personnes, partagées entre une vingtaine d’agence, font l’ascension. Tout le monde n’arrive pas toujours en haut… Dans notre groupe, le taux de réussite a été de 65%.

Nous partons tous en petit bus pour rejoindre le parc et surtout le petit télésiège qui nous aidera à monter les premiers mètres. Du coup, départ à 1800 m pour rejoindre le haut du cratère a 2830 m. Nous chaussons les crampons pour un bout de l’ascension car il y a un peu de neige. Nos guides se préoccupent principalement de nous signaler le pierres de lave qui décrochent pour que l’on puisse courir d’un côté ou de l’autre (pas évident avec des crampons).

Les derniers mètres se grimpent dans les roches de laves qui ne sont pas très stables. Il n’y a pas de chemin et c’est là que nous remercions infiniment le guide que je suis à la trace.

Arrivé en haut, nous jouissons d’un magnifique panorama. Il y a, évidemment, le trou. Nous n’apercevons pas la lave mais respirons par contre bien les émanations de souffre.

Nous sommes redescendu rapidemment (sauf le premier bout) sur les fesses dans la neige.

Le lendemain, nous avons visiter la région à vélo. Et oui, cela commencait à nous manquer ! Nos fesses ont un peu souffert mais c’était sympa de pédaler.

Nous allons ensuite reprendre un bus de nuit pour rejoindre la ville de Valparaiso. Place à un peu de culture…

La croisière s’amuse

Après une bonne longue marche, quoi de mieux qu’une petite fondue … Et bien non introuvable !

Dommage, on s’est contenté d’une excelllente pizza.

Par contre, en récompense de l’effort donné, nous nous sommes offerts quatres jours de croisière à bord du Ferry Evangelistas de Navimag. L’embarquement est prévu a 21 heures le jeudi soir. Nous sommes quasi deux cent passagers prêts pour naviguer durant 4 jours jusqu’à Puerto Montt en traversant canaux et fjords et une partie de l’océan pacifique (partie un peu plus technique pour nos estomacs).Le ferry

Nous sommes tous assez excités par l’aventure qui nous attend et curieux de voir la tête de nos cabines et celle des compagnons de chambre (vont-ils ronfler?). Le résultat fut plus que ce que nous pouvions attendre. Nous nous sommes retrouvés dans une superbe petite cabine très confortable avec deux espagnols très sympathiques. Nous prenons nos place pour la nuit que nous allons passés au port. Ensuite, rendez-vous dans la salle principale pour le premier briefing (trajet, organisation, activités, sécurité, présentation de l’équipage…).

Nous nous faisons gentiment réveiller vers 6h00 du matin. Le bateau quitte le port de Puerto Natales. Encore une petite heure de sommeil avant d’aller prendre un bon petit déjeuner. Le soleil se dispute avec les nuages mais nous pouvons bien apercevoir le paysage des canaux et des fjords ( je vous laisse chercher la différence). Nous naviguons tranquillement et passons pas mal de temps dans la cabine de pilotage. On en apprend un peu sur le fonctionnement d’un bateau, grâce à Barbara qu’on a rencontrée sur le circuito. Le soir, quelques dauphins viennent nous souhaiter une bonne soirée. Nous nous offrons ensuite un petit apéro servi par Isaac (sans sa moustache, dommage !) avant le souper.

L’ambiance à bord est très agréable.

Samedi, nous faisons une petite escale à Puerto Edén; 180 habitants au milieu de nul part. Navimag (la compagnie du ferrie) a un accord avec les autorités et doit s’y arrêter pour approvisionner les gens et les transporter, au besoin, vers la ville. Le village est minuscule et très charmant. Il y reste une dernière famille d’indiens (les Kawéskar) mais il sont en voie de disparition car ils ne peuvent plus se reproduire (voilà encore un méfait de notre civilisation actuelle).

Nous remontons a bord pour la partie plus technique de notre voyage. Nous allons passer le golfo de Penas dans le Pacifique ce qui veut dire: des vagues et des risques importants de vomir. On nous conseille la petite pilule magique à prendre quand ils nous le dirons. 15hoo : ok c’est le moment et bonne chance à vous. 17hoo, cela commence à sérieusement bouger sur ce bateau. On se marre en se regardant marcher car on touche tous les murs et on s’accroche où on peut. Les vagues ne sont pas si grandes que cela mais cela tangue quand même pas mal. Nous avons été duremment bercés durant tout le nuit, c’était marrant. Le matin, calme plat et grand beau. On apperçoit des pinguoins et des éléphants de mer qui se baignent autour du bateau. L’après-midi; cadeau magnifique, nous apercevons au loin le souffle de deux baleines bleues et leur dos, merci.

La dernière soirée, nous nous sommes bien marrés en jouant quelques parties de Bingo. Les animateurs sur le bateau étaient juste extras, un peu du genre GO. Nous avons terminé la soirée avec une petite boum, bien drôle aussi !

Lundi matin, débarquement a 8hoo a Puerto Montt un peu triste de quitter la mer mais à l’affût de nouvelles aventures…..

El Calafate

Après de belles journées dans les montagnes, nous prenons le bus quelques heures pour rejoindre une contrée bien touristique : El Calafate. En résumé, shopping, bar, musique, des centaines de groupe de touristes, des banques, des agences de voyages et nous un peu perdus au milieu. Il faut dire que l’on revient d’une semaine de carretera australe et une de montagne.

Mais El Calafate vaut plus que le détour quand même puisqu’on a pu y voir le fameux glacier Perito Moreno.

6o mètre de haut, 4 km de large et une profondeur difficilement mesurable. Il s’agit d’une langue de glace qui arrive des montagnes et termine par un lac. La totalité du glacier (le champ de glace “Hielo Sur”) que nous n’avons bien sur pas vu est la troisième réserve mondiale en eau potable.

Nous sommes restés plus de trois heures à contempler ce monstre qui craque de partout. Des morceaux de glaces énormes se détachent à tout moment formant des icebergs qui se déplacent sur le lac.

Le spectacle est extraordinaire et on comprend mieux l’amas de touristes devant la bête. 500’000 personnes visitent le Perito Moreno chaque année et l’aéroport va être prochainement agrandi pour accueilir de plus gros avions directement des Etats-Unis ou du Japon!

Ushuaïa

Le bout du bout du monde…. après c’est peut-être le précipice ??? Nous ne sommes pas allés plus loin.

Un sentiment un peu étrange, de se trouver là tout au bout, nous a fait passé quelques magnifiques journées à Ushuaïa.

Nous avons navigué une journée sur un petit voilier, de quoi découvrir la faune et la flore locales (éléphants de mers, cormorans, oies sauvages et autres oiseaux de toutes sortes).

Nous n’avons malheureusement pas rejoint l’Antartique (et oui c’est un peu cher pour notre budget: 4000$ en last minute). De plus sur ce voilier, j’aurai un peu craint…

Quelques ballades dans le parc national, au milieu des lapins et en dessous des rapaces, nous ont permis de découvrir ces étendues de nature juste occupés par les animaux.

En résumé, nous en avons à nouveau pris plein les yeux.

Fitz Roy

Une tente, un sac de couchage, un réchaud, deux casseroles, des vivres pour 4 jours, un slip de rechange….

Nous voilà prêt pour un trekking de 4 jours autour du massif du Fitz Roy avec une météo plus que clémente qui nous a permis d’admirer le Fitz Roy et le Cerro Torre sous toute leurs formes et couleurs. Sans les toucher, comme on est pas des pros de la grimpe. (Fitz Roy , Cerro Torre)

Les marches étaient suffisantes ! (J’ai parfois eu l’impression de faire un long cours intensifs de Body Pump au Fitness)

Debout à 6h00 du matin, petite toilette rudimentaire(c’est froid) au bord de la rivière (enfin à 30 pas pour ne pas contaminer l’eau car c’est aussi celle que tu bois) puis on grimpe quelques centaines de mètres en dessus pour admirer le lever de soleil.

Ensuite, on plie le matos et en route pour le prochain campement et ce durant 4 jours fantastiques!

El Chaltén

Après cette fameuse traversée de frontière pour laquelle Quentin a juste oublié qu’en plus de nos sacs à dos, nous avions la compagnie de taons (l’antimoustique étant juste bon à t’intoxiquer), nous sommes arrivés à El Chaltén.

C’est un petit bled de trekkers et grimpeurs qui se développe à vitesse grand V depuis 1985. Un peu trop vite… Les infrastructures ne suivent pas du tout; pas de banque, pas de plan d’urbanisation (du coup cela pousse dans tous les sens et un peu n’importe comment), pas de ligne téléphone, pas de pression pour l’eau courante…. A revoir dans quelques années…

Par contre le village jouit d’une vue grandiose sur le Fitz Roy et le Cerro Torre. L’endroit est magnifique et j’ose même dire, moi qui admire pourtant Le Cervin, que c’est encore plus impressionnant que Zermatt.

La galerie photo…

Info Météo

Nous voilà parti depuis plus d’un mois…. Nous parcourons la Patagonie et certains doivent se demander s´il neige, s´il pleut, si on se les pèle ! C’est ce qui était prévu (sac de couchage hiver, tente de camping pour condition de neige, habits chauds, bonnets, polaires… avec comme résultat un sac à dos énorme) et en fait c’est la crème solaire indice 50 et nos lunettes de soleil qui nous sont les plus utiles.

Cela s’appelle “La Niña“, à nos pas confondre avec son grand frère ” El Niño“, du soleil tous les jours, pas de pluie depuis des semaines. Ceci n’est pas du tout habituel mais je dois dire que cela nous arrange bien. Nous avons pu faire, par exemple, le tour du Fitz Roy en l’admirant tous les jours. Ce qui n’est de loin pas le cas de tout le monde.

A El Chalten, nous avions en moyenne 25 degrés alors qu’habituellement il fait entre 5 et 10 avec comme maximum 15. Il devrait aussi pleuvoir très souvent.

Nous avons vraiment de la chance. Les gens ici sont assis sur les bancs en répétant : ¡Mucho Calor! genre nous en Suisse durant l’été 2003.

On espère que cela continue … Désolée pour le réchauffement climatique !

La nature a son état pur

Avant de passer la frontière pour rejoindre le Chili et la fameuse Carretera Austral, nous avons fait une halte à Esquel pour visiter un bout du parc national Los Alerces. Il y a de grands territoires de Réserve Naturelle dans le coin mais celle-là, selon le guide, renferme certains endroits parmi les plus sauvages au monde. 

Cela est dû au climat et au fait que les hommes n’y sont jamais venus y mettre de coup de hache (ou presque).

On confirme. L’endroit est vraiment magnifique; des bambous partout, des arbres gigantesques de plus de 2500 ans encore vivants. Une eau transparente coule dans les rivières et forme un lac magnifique. L’eau est si pure qu’on peut la boire; elle n’a aucun goût et offre une sensation de fraîcheur incroyable.  

Un petit air de Suisse

Chocolat, fondue, téléphériques, Saint-Bernard, montagnes, glaciers, lacs… Nous sommes à Bariloche. Les quelques jours passés dans cette ville de montagne très prisée par les argentins ont été forts agréables. Nous avons pu débuter l’échauffement pour les treks à venir avec quelques bonnes balades et ascensions. Les paysages sont vraiment grandioses.

La fondue en récompense des efforts effectués, bien que différentes de chez nous (et oui il n’y a pas les mêmes fromages) fut un instant culinaire plûtot sympa.