Voyager au Pérou n’est pas toujours facile quand on ne fait pas partie d’un tour organisé et prémâché. Le plus difficile est d’éviter les nombreuses arnaques. On a déjà parlé des petits problèmes rencontrés à Cusco, mais voilà ce qui peut vous arriver si vous ne prenez pas garde:
- Quand on réserve notre trekking Choquequirao – Machu Picchu, tout est en ordre, on doit partir avec le boss de l’agence Cusqueñan Travel, Juan Salas. Les choses se gâtent un peu à 6h00 le jour du départ: sa copine Yeni nous annonce qu’il s’est fait mal au foot et qu’on part avec un autre guide, son frère Miguel. Pas de problème, on se dit… Sauf que Miguel n’a pas de diplôme de guide vu qu’il n’a pas fini ses études.
. De plus, ce n’est pas le frère de Juan mais surtout, il ne connaît pas la route Choquequirao – Machu Picchu. Ca commence à faire beaucoup, et heureusement que le cuistot vient de la région et connaît bien le trajet et les gens du coin. Evidemment, il manque certaines choses comme le kit de premier secours et la tente pour cuisiner, rien de vital ceci-dit
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Comme pour couronner le tout, ils nous ont mis dans le train de 14h pour partir de Machu Picchu, qu’on a dû quitter un peu précipitemment. On s’est donc dit qu’on allait passer les voir pour un petit discount. Mais, arrivés à l’adresse de l’agence à Cusco, surprise: le bureau est vide, plus de traces: partis sans laisser d’adresse nous disent les voisins. Autant vous dire que tout ça s’est terminé chez la police touristique, très sympa et plutôt efficace, d’ailleurs, mais qui nous a confirmé que ces problèmes sont actuellement en forte augmentation à Cusco. - S’étant fait avoir une fois, en arrivant à Huaraz on se dit qu’on va passer par la Casa de Guias officielle pour éviter ce genre d’ennuis. On discute donc avec César Vargas, un des guides de montagne certifiés à propos de notre trekking dans la cordilière Huayhuash. Pour l’anecdote, cette association à été fondée par un Suisse et les premiers guides ont été formés en Suisse, avec l’aide du canton de Genève et de la Confédération notamment…
César nous propose de partir avec un guide qui s’appelle Glicerio, et quand on paie l’accompte et qu’on s’étonne qu’il ne puisse pas nous montrer sa carte de guide, on appelle la casa de guias qui nous confirment que ce n’est pas un guide et qu’il n’a aucune relation avec la Casa de Guias. Pourtant, son tarif est le même et il nous a été fourni par cette même Casa de Guias… Le dénommé César Vargas a donc bien tenté de nous entourlouper, malgré son diplôme de guide.
On a perdu un jour dans l’histoire pour trouver un vrai guide et ces petits voleurs de la casa de guias ont eu ensuite toutes les peines du monde à nous fournir un reçu pour le montant qu’on avait payé (on dirait qu’il ne veulent pas payer leurs impôts.
Heureusement que la jeune génération de guides et aspirants est nettement plus honnête. Pour ceux qui passent par Huaraz, on vous conseille d’éviter à tout prix de passer par la Casa de Guias.
Ce ne sont que quelques exemples, mais on espère que nos expériences serviront au moins à éviter des problèmes similaire à d’autres voyageurs. On a aussi eu de la chance, car les choses peuvent se gâter très vite en montagne si on ne connaît pas les règles élementaires de sécurité.