Archive for the 'Argentine' Category

Santiago de Chile et le Paso Libertadores

Bon voilà le topo: beaucoup de personnes rencontrées nous on dit: “Santiago, c’est moche, y’a rien et c’est dangereux, nous on y a même pas passé…”

Vu qu’on se laisse pas influencer facilement on a quand même décidé de faire 2 jours sur place, à la Casa Roja, l’Hostel style télé réalité MTV / Le loft (je cite le guide). Il y a effectivement des mecs en caleçon qui dorment toute la journée devant la TV. Peut-être qu’ils ont peur de sortir? ;-)

On est sortis, et on a pu découvrir une grande ville (4.5 mio d’habitants, quand-même) sud-américaine assez agréable, bien moins dangereuse que prévu, même si une certaine paranoia règne: par exemple, toutes les tables de restaurants ont des crochets ou des mousquetons pour accrocher son sac à main, c’est la première fois que je voyais ça.

Le centre ville est assez agréable, une petite colline à grimper pour le panorama (ou une plus grande avec funiculaire), une zone shopping piétonne (vous vous rendez pas compte de la chance, avec les automobilistes du coin…), Quelques beaux quartiers coloniaux (Barrio Brasil, par exemple) et l’ultra-célèbre palais de la Moneda, bombardé par les yankees pour installer le général Pinochet (merci les gars).

On a profité des multiples restos pas chers et bons, et on a booké (sur le net) nos tickets pour Mendoza, capitale argentine du vin.

Le personnel du bus semblait assez étonné par nos tickets imprimé moi-même, mais ils nous ont quand même laissé monter. Programme: la traversée des Andes par le Paso Libertadores, qui, malgré un tunnel pour éviter le col, passe tout de même à 3200m. Il est ouvert toute l’année et, paraît-il, fait pas mal transpirer les camionneurs brésiliens qui parcourent pour la première fois ses lacets (sous la neige, qu’il découvrent aussi)…

Je ne compte plus les tampons Chiliens et Argentins sur mon passeport, et comme d’hab. les douaniers sont assez cools. En redescendant du col, on a une superbe vue sur l’Aconcagua, quelques kilomètres au Nord. C’est par ici que les Andinistes qui tentent le sommet passent tous, mais la saison vient de se terminer (et oui, c’est la fin de l’été par ici).

S’il y a un voyage à faire de jour, c’est bien cette traversée: les paysages sont superbes: Cactus au premier plan, sommets enneigés derrière, et la route, une simple nationale qui serpente le long de la vallée, en direction de l’Est.

Comme on quitte les contreforts des Andes, le paysage verdit d’un seul coup et on arrive à Mendoza, la capitale de la province du même nom.

Plus d’infos sur Mendoza et ses bodegas au prochain épisode.

El Calafate

Après de belles journées dans les montagnes, nous prenons le bus quelques heures pour rejoindre une contrée bien touristique : El Calafate. En résumé, shopping, bar, musique, des centaines de groupe de touristes, des banques, des agences de voyages et nous un peu perdus au milieu. Il faut dire que l’on revient d’une semaine de carretera australe et une de montagne.

Mais El Calafate vaut plus que le détour quand même puisqu’on a pu y voir le fameux glacier Perito Moreno.

6o mètre de haut, 4 km de large et une profondeur difficilement mesurable. Il s’agit d’une langue de glace qui arrive des montagnes et termine par un lac. La totalité du glacier (le champ de glace “Hielo Sur”) que nous n’avons bien sur pas vu est la troisième réserve mondiale en eau potable.

Nous sommes restés plus de trois heures à contempler ce monstre qui craque de partout. Des morceaux de glaces énormes se détachent à tout moment formant des icebergs qui se déplacent sur le lac.

Le spectacle est extraordinaire et on comprend mieux l’amas de touristes devant la bête. 500’000 personnes visitent le Perito Moreno chaque année et l’aéroport va être prochainement agrandi pour accueilir de plus gros avions directement des Etats-Unis ou du Japon!

Ushuaïa

Le bout du bout du monde…. après c’est peut-être le précipice ??? Nous ne sommes pas allés plus loin.

Un sentiment un peu étrange, de se trouver là tout au bout, nous a fait passé quelques magnifiques journées à Ushuaïa.

Nous avons navigué une journée sur un petit voilier, de quoi découvrir la faune et la flore locales (éléphants de mers, cormorans, oies sauvages et autres oiseaux de toutes sortes).

Nous n’avons malheureusement pas rejoint l’Antartique (et oui c’est un peu cher pour notre budget: 4000$ en last minute). De plus sur ce voilier, j’aurai un peu craint…

Quelques ballades dans le parc national, au milieu des lapins et en dessous des rapaces, nous ont permis de découvrir ces étendues de nature juste occupés par les animaux.

En résumé, nous en avons à nouveau pris plein les yeux.

Fitz Roy

Une tente, un sac de couchage, un réchaud, deux casseroles, des vivres pour 4 jours, un slip de rechange….

Nous voilà prêt pour un trekking de 4 jours autour du massif du Fitz Roy avec une météo plus que clémente qui nous a permis d’admirer le Fitz Roy et le Cerro Torre sous toute leurs formes et couleurs. Sans les toucher, comme on est pas des pros de la grimpe. (Fitz Roy , Cerro Torre)

Les marches étaient suffisantes ! (J’ai parfois eu l’impression de faire un long cours intensifs de Body Pump au Fitness)

Debout à 6h00 du matin, petite toilette rudimentaire(c’est froid) au bord de la rivière (enfin à 30 pas pour ne pas contaminer l’eau car c’est aussi celle que tu bois) puis on grimpe quelques centaines de mètres en dessus pour admirer le lever de soleil.

Ensuite, on plie le matos et en route pour le prochain campement et ce durant 4 jours fantastiques!

El Chaltén

Après cette fameuse traversée de frontière pour laquelle Quentin a juste oublié qu’en plus de nos sacs à dos, nous avions la compagnie de taons (l’antimoustique étant juste bon à t’intoxiquer), nous sommes arrivés à El Chaltén.

C’est un petit bled de trekkers et grimpeurs qui se développe à vitesse grand V depuis 1985. Un peu trop vite… Les infrastructures ne suivent pas du tout; pas de banque, pas de plan d’urbanisation (du coup cela pousse dans tous les sens et un peu n’importe comment), pas de ligne téléphone, pas de pression pour l’eau courante…. A revoir dans quelques années…

Par contre le village jouit d’une vue grandiose sur le Fitz Roy et le Cerro Torre. L’endroit est magnifique et j’ose même dire, moi qui admire pourtant Le Cervin, que c’est encore plus impressionnant que Zermatt.

La galerie photo…

Carretera Austral I: Welcome to Chile

A Esquel, il y a deux routes possibles pour descendre vers le sud:

  • La route 40 en Argentine, facile, avec des bons bus et un beau paysage ou
  • La douane chilienne puis 800 km de chemin forestier amélioré plus connu sous le nom de carretera austral.

L’option Chili est évidemment la plus intéressante, mais la moins facile…

Donc on prend nos billets jusqu’à la douane chilienne, vu qu’il est impossible de réserver pour plus loin, ou même de savoir quels sont les horaires des bus… (Assez standard sur tout le continent). Le but de la journée étant d’aller le plus loin possible, sachant que ça risque fort d’être 50km plus loin…

Après la douane, 4 km jusqu’à Futaleufú, la mecque du rafting de l’hémisphère sud. Arrivés sur place, après enquête approfondie (chaque compagnie de bus dans ce coin a ses horaires, son bureau, le tour du village et les questions aux locaux façon chasse au trésor sont obligatoires…) on constate que le prochain bus part… Lundi, dans 3 jours…

Le temps de devenir soit fou (c’est deux fois dans le nom du bled, d’ailleurs), soit pro de rafting.

Pendant ce moment de solitude (avec quelques autres touristes), le business s’organise et un bus apparaît pour nous amener à Villa Santa Lucia, le prochain bled, qui à l’avantage d’être sur la carretera austral, et donc certainement d’être un arrêt pour les bus qui descendent vers le sud.

Pour ceux qui seraient en train de dire “mais ils ont perdu leur guide ou quoi?”: les horaires et lignes de bus sur la carretera dans les guides de voyages sont soit faux, soit complètement absents, donc pas très utiles…

Donc, une crevaison et deux heures plus tard, on arrive à Villa Santa Lucia, 120 habitants. Pour citer un autre touriste, je dirai simplement: This is it?

Une auberge, un café, une école et c’est tout. Ah non, normalement un bus qui arrive trois heures plus tard…

Le genre d’endroit dont on veut partir le plus vite, mais comme il y a une voiture toute les demi-heures, même en stop, ça va prendre du temps. (On a d’ailleurs pris un anglais à Futaleufu qui attendait depuis 24 heures…)

A l’heure prévue, le bus arrive donc. Pour résumer:

  • Places dans le bus: 1
  • Touristes: 8

En insistant un peu le problème s’est réglé. Donc 2 heures debout dans une fourgonnette Mercos modifiée, sans voir la route et avec la réincarnation d’Ayrton Senna au volant: une main sur la CB, une main qui change les CDs, discutant avec les passagers, à 90km/h sur un chemin forestier en évitant chevaux, vaches et lapins…

Quand un gamin a fini par vomir, le chauffeur s’est marré et à dit: “ça veut dire que je conduis bien, ha ha!”.

Deux heures et beaucoup de chance plus tard, on arrive à La Junta. Résultat: presque 300km en un jour, score plus qu’honorable…

La suite dans le prochain article.

La nature a son état pur

Avant de passer la frontière pour rejoindre le Chili et la fameuse Carretera Austral, nous avons fait une halte à Esquel pour visiter un bout du parc national Los Alerces. Il y a de grands territoires de Réserve Naturelle dans le coin mais celle-là, selon le guide, renferme certains endroits parmi les plus sauvages au monde. 

Cela est dû au climat et au fait que les hommes n’y sont jamais venus y mettre de coup de hache (ou presque).

On confirme. L’endroit est vraiment magnifique; des bambous partout, des arbres gigantesques de plus de 2500 ans encore vivants. Une eau transparente coule dans les rivières et forme un lac magnifique. L’eau est si pure qu’on peut la boire; elle n’a aucun goût et offre une sensation de fraîcheur incroyable.  

Un petit air de Suisse

Chocolat, fondue, téléphériques, Saint-Bernard, montagnes, glaciers, lacs… Nous sommes à Bariloche. Les quelques jours passés dans cette ville de montagne très prisée par les argentins ont été forts agréables. Nous avons pu débuter l’échauffement pour les treks à venir avec quelques bonnes balades et ascensions. Les paysages sont vraiment grandioses.

La fondue en récompense des efforts effectués, bien que différentes de chez nous (et oui il n’y a pas les mêmes fromages) fut un instant culinaire plûtot sympa.

Pingüinos !

On les a vus… Bon, on peut se demander qui venait voir qui ?

Notre périple à travers la Patagonie se passe merveilleusement bien: les fameux pingouins étaient présents par milliers autour de nous à quelques centimètres … les éléphants de mer étaient affalés sur la plage à quelques mètres… les lions de mer rugissaient au milieu de leurs harems et les lionnes essayaient de mettre bas leurs petits et de les protéger de tout le vacarme de leurs mâles… les dauphins jouaient dans les vagues de notre zodiac.DSC_0290.JPG

Après quelques jours au bord de la mer, nous reprenons le bus de nuit pour les montagnes, et oui elles nous manquent déjà !

L’argentine: pas dans le guide… – Argentinien: nicht im Reisebuch

Cet article est en français (plus bas) et allemand pour mes collègues zurichois…

Wie alle reisende sagen wir uns oft: “Warum steht das nicht im Reisebuch?”. So hier sind ein Paar kaum bekannte Infos über Argentinien:

  • In 2006 und 2007 hat Argentinien 30% Inflation erlebt. Arbeitsverbände verhandeln sich derzeit über die Erhöhung der Löhne um 25% für 2008. Das meint auch, dass alle Preise in Reisebücher weit von Wahrheit sind…
  • Das Kilo Entrecôte kostet derzeit bei Carrefour (französische Supermärkte in Argentinien) etwa 9-10 CHF.
  • Im Restaurant kostet eine riesen Entrecôte etwa 7-10 CHF. Dazu bezahlt man etwa 6 CHF für eine Flasche exzellenten Rotwein…
  • Alle Karten des Landes gehören die Falklandinseln, auch wenn sie sich offiziell zu Großbritannien gehören.
  • Die Straßen sind nach Blöcken nummeriert. mMit jeder Kreuzung startet man 100 Nummern höher. Es ist sehr praktisch um eine Adresse zu finden, aber in Buenos Aires haben einige Straßen mehr als 35000 Nummern.
  • Die Auto-Modelle, die beliebtesten sind: der Peugeot 504 und der Renault 9, optionell getunt und hergestellt in Argentinien.
  • In Buenos Aires um in die Stadt zu reisen, nimmt man am liebsten Bus. Es gibt aber 200 Linien und kein Fahrplan. Die Lösung: jemand auf die Strasse fragen. Es kostet etwa 2 pesos (70 Rappen)
San Telmo

Buenos Aires: San Telmo 

Comme tout le monde, on se dit souvent: “mais pourquoi c’est pas dans le guide?”. Voilà donc quelques infos sur ce beau pays:

  • En 2oo6 et 2007 le pays a subi environ 30% d’inflation. les syndicats négocient actuellement des augmentations de salaires de 25% pour 2008…
  • Le kilo d’entrecôte vaut actuellement environ 9-10 CHF chez carrefour (eh oui les supermarchés français sont partout)
  • Au restaurant, il faut compter 7-10 CHF l’entrecôte ou le spare ribs. Ajouter environ 6 CHF pour une bouteille d’excellent vin rouge (argentin, bien sûr)…
  • Toutes les cartes du pays incluent les îles Malouines, même si elles sont officiellement britanniques.
  • Les rues sont numérotées par blocs, on passe à la centaine supérieure à chaque carrefour. C’est pratique pour trouver une adresse, il suffit de compter les carrefour, mais à Buenos Aires certaines rues ont plus de 35000 numéros.
  • Les modèles de voiture les plus populaires sont la Peugeot 504 et la Renault 9, tuning en option et fabriquées en Argentine. Je vous le prouverai par l’image, promis…
  • Le meilleur moyen de se déplacer à Buenos Aires c’est le bus. Seulement il n’y a pas de cartes ni d’horaires. Il suffit de demander dans la rue en donnant sa destination, on vous donnera le numéro du bus à prendre et l’emplacement de l’arrêt. Prix: 2 pesos…